Aux origines du Dernier Refuge

Les origines du Dernier Refuge, ma saga young adult post-apocalyptique, remontent à un peu plus de sept ans. Une discussion scientifique à table, voilà ce qui créa dans mon esprit les premiers éléments de cette histoire. Je vous raconte tout ça aujourd’hui.

Une discussion scientifique aux origines du Dernier Refuge

La toute première idée aux origines du Dernier Refuge, je la dois à mon amoureux ! C’est d’ailleurs la seconde fois que ça arrive, puisqu’il est aussi à l’origine de l’histoire de mon deuxième roman, 6H66. Je vous confiais d’ailleurs cette information dans le billet consacré aux anecdotes autour de 6H66.

Les deux romans qu’il m’a inspirés sont les plus scientifiques et les plus orientés science-fiction. Ce n’est pas vraiment un hasard, vu son intérêt pour les sciences. Ça m’offre surtout une source d’inspiration différente de celles qui me viennent naturellement à l’esprit.

Revenons à cette discussion scientifique.

Mon compagnon m’expliquait un jour plusieurs notions dans le domaine de la physique quantique. En essayant de vulgariser le tout, ce qui convenait à mon bagage scientifique beaucoup plus réduit que le sien. Parmi ces notions, il aborda le principe d’intrication. Et là, une première connexion se fit dans mon esprit. Et ouvrit la porte à une nouvelle idée…

Cette discussion date de fin 2017. J’en parlais à l’époque sur ma page Facebook.

Aux origines du Dernier Refuge : une discussion scientifique

Le principe d’intrication appliqué aux jumeaux

Qu’est-ce donc que ce principe d’intrication aux origines du Dernier Refuge ?

Voici la façon dont je l’ai résumé dans Exploration, le premier tome de cette saga :

Ce phénomène quantique fait référence à la faculté développée par deux particules intriquées : si la première particule connaît une modification, la seconde subit simultanément le même changement.

L’avantage d’écrire en littérature de l’imaginaire, c’est qu’ensuite on peut adapter les éléments selon les principes de la fiction. A condition de rester plausible et réaliste, puisqu’on ne peut pas changer les principes scientifiques et surtout ceux de la physique.

En partant de cette posture, je me mis à exploiter ce principe. Et plusieurs idées germèrent en même temps.

Ce principe éveilla chez moi plusieurs idées en même temps :

  • Par cellules intriquées, je pensais à des jumeaux.
  • Par modification, je me demandais ce que pourrait subir l’un des deux et qui pourrait affecter son jumeau ou sa jumelle. Aussitôt, je pensais à un ressenti partagé.
  • Mais quel ressenti ? Je me focalisais sur les pensées, puis les émotions.
  • En résumé, l’intrication appliquée aux jumeaux les amènerait à ressentir cette même chose, au même moment.

Et voici la façon dont j’ai résumé toute cette réflexion dans le roman :

Pour ces scientifiques, les corps des jumeaux seraient composés de cellules intriquées. Ça expliquerait le ressenti des sensations de l’autre jumeau, les échanges de pensée.

Maintenant que j’avais bien en tête cette caractéristique de mes personnages, il me fallait créer le contexte qui permettrait de rendre cette idée réaliste.

L’intégration des premières idées au genre post-apocalyptique

Pour ça, il me fallait imaginer une situation inconnue, puisque je créais une situation qui n’existe pas dans notre réalité. Je pensais assez vite à une catastrophe naturelle, et surtout, à une catastrophe que nous n’aurions jamais vécue.

Je m’orientais plutôt vers des menaces naturelles plutôt que vers l’idée d’un virus ou les résultats d’une expérience scientifique qui aurait mal tournée.

Après quelques discussions avec mon amoureux, et quelques visions de documentaires scientifiques en tout genre, je me mis à penser aux tempêtes solaires. A la période où je développais toutes ces idées, les scientifiques annonçaient un pic d’activité du soleil pour l’année 2025.

J’avais donc le point de départ temporel de cette histoire. Un élément crucial dans les origines du Dernier Refuge, puisqu’il orientait définitivement le roman vers le genre post-apocalyptique.

Pour renforcer la dangerosité de ces évènements, je couplais cette tempête d’ampleur monstrueuse et inédite à la migration des pôles magnétiques terrestres. Un phénomène qui a déjà eu lieu, et qui se produira encore. Certainement dans plusieurs milliers d’années. Mais que j’ai utilisé sur une période plus courte pour les besoins du roman. Histoire de rester plausible tout en accentuant l’aspect impressionnant de l’évènement et de son impact pour mes personnages.

Quel résultat allait donner la combinaison de ces deux évènements ?

Le pôle magnétique n’assurant plus son rôle protecteur, la dose de rayonnements solaires reçus sur Terre devenait insupportable et mortelle. Surtout que cette tempête solaire multipliait cette dose par dix, cent, mille. La vie à la surface devenait ainsi impossible.

Mais comment écrire une histoire située après cette catastrophe si mes personnages ne peuvent plus vivre à la surface de la Terre ?

La notion d’isolement et la création du dôme

Réponse : en les faisant survivre sous terre.

Je voulais aussi que mes personnages évoluent dans un environnement isolé, retiré du monde. Parce que je voulais me plonger, en tant qu’autrice, dans un univers clos, isolé, et surtout rempli d’incertitude.

Voilà comment est née l’idée d’un dôme protecteur, au cœur des montagnes du Jura.

Dans le roman, ce dôme existe avant le déclenchement de la catastrophe. Une communauté de plusieurs familles y vit déjà depuis quelques années. Mais après la tempête solaire, et une fois que les pôles magnétiques ont commencé à migrer, elle lance un appel aux survivants qui seraient en mesure de les rejoindre. Un appel à venir se réfugier sous le dôme, et surtout dans les souterrains creusés dans la roche. En attendant le jour où la vie à la surface redeviendrait possible…

Cet isolement se manifeste ainsi doublement. D’abord, par l’environnement, une vallée reculée du Jura. Ensuite, par l’atmosphère qui reste, soixante plus tard, toujours dangereuse et qui oblige nos personnages à rester enfermés à l’abri du dôme.

Et qui pose donc une grande question : pourront-ils un jour retrouver une vie normale à la surface ?

Vous le découvrirez dans la saga Le Dernier Refuge 😉


J’espère que vous avez apprécié découvrir les origines du Dernier Refuge. Vous donnent-elles envie de vous plonger dans cette saga ? Exploration, le premier tome du Dernier Refuge, est disponible dans toutes les librairies en ligne. Vous pouvez aussi commander la version papier chez votre libraire, ou sur ma boutique en ligne (+ frais de port).

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