4 anecdotes sur 6H66

6H66. Le titre de mon deuxième roman intrigue plus d’un futur lecteur. On m’a d’ailleurs demandé comment je l’avais choisi. Ce roman va fêter dans les prochains jours ses quatre années de parution. L’occasion idéale pour repartir dans les coulisses de son écriture. Aujourd’hui, je vous confie 4 anecdotes sur 6H66.

Le choix du titre

La première des anecdotes sur 6H66 concerne son titre. Comme je le disais plus haut, plusieurs lecteurs m’ont demandé comment je l’avais choisi.

Eh bien, pour être franche avec vous, je ne l’ai pas choisi. Le titre 6H66 m’a été inspiré par mon compagnon. Il a depuis longtemps l’habitude de voir des heures « remarquables » : 22h22, 3h14 (qui lui rappelle le nombre Pi), ou encore 4h44 ou 5H55. Ces deux dernières heures l’ont toujours laissé un peu sur sa faim, puisque la suite, 6h66, n’existe pas !

A force d’en parler, j’ai un jour dit que ça ferait un bon titre de roman !

J’avais donc un titre. Ne restait plus qu’à écrire l’histoire qui irait avec.

Simple, non ?

Eh bien, pas tant que ça.

4 anecdotes sur 6H66
6H66

Un an sans rien écrire

La deuxième des anecdotes sur 6H66 n’en est pas forcément une, car cela arrive à beaucoup d’autrices ou d’auteurs.

En fait, l’écriture de 6h66 a pris beaucoup de temps. Il s’est passé presque 4 ans entre le moment où j’ai attaqué le premier jet, en mai 2016, et sa parution, en février 2020.

Ce temps long s’explique par 2 raisons. D’abord, écrire 400 pages demande du temps. Surtout qu’à l’époque, j’écrivais encore tout mon premier jet sur papier. Je passais ensuite à temps assez long à tout retaper sur ordinateur.

Cette réécriture me ralentissait. Mais elle me permettait aussi de commencer en parallèle certaines corrections.

Mais l’autre raison à cette durée aussi longue pour écrire ce roman, c’est la création de mon entreprise. Entre fin août 2018 et début août 2019, je n’ai quasiment rien écrit pour cette histoire. Mon esprit et mon temps libre étaient à 100 % occupés avec les préparatifs de la création de mon entreprise, puis ses premiers mois d’activité. Se lancer comme cheffe d’entreprise demande énormément de travail et mobilise toutes les ressources disponibles. Difficile dans ce cas là de trouver du temps et surtout l’énergie nécessaire pour l’écriture d’un roman.

Mais à l’été 2019, j’ai enfin pu reprendre mon manuscrit. Est-ce l’interruption d’un an qui a nourrit mon inspiration et ma motivation ? Ou est-ce parce que j’approchai de la fin de l’histoire que j’ai réussi à avancer très vite ?

En tout cas, j’ai repris mon manuscrit début août 2019. Jusqu’à la fin de cette année là, j’ai terminé, corrigé, lu, relu et re-relu ce nouveau roman. Et 6 mois à peine après avoir repris cette histoire, mon deuxième roman paraissait.

Si écrire la fin de ce roman fut une période très stimulante, une autre étape de l’écriture de 6H66 m’a mis le cerveau en ébullition. Cette étape concernait la création d’un nouveau système horaire.

Construire un autre système horaire

Une autre des anecdotes sur 6H66 concerne justement cette heure qui n’existe pas. Du moins, pas dans notre système horaire dont le découpage repose sur des multiples de 12 : 60 secondes ou 60 minutes sont des multiples de 12, tout comme naturellement 24 heures d’une journée.

Il me fallait changer de repère pour réussir à créer cette heure. Pourquoi ne pas calculer selon des multiples de 10 ou de 100 ?

J’ai donc fait un peu de maths !

J’ai d’abord calculé le nombre total de secondes dans une année. J’ai ensuite fait les opérations suivantes:

  • division par 100 pour obtenir le nombre de minutes que cela représenterait dans une année.
  • puis, division par 100 pour connaître le nombre d’heures.
  • en supposant qu’une journée compte désormais 10 heures et non plus 24, division par 10 pour connaître le nombre de jours.

J’ai ensuite rassemblé le tout pour créer des semaines et des mois.

Le résultat, le voici :

Il y a cent secondes dans une minute, cent minutes dans une heure, dix heures dans une journée. Une semaine dure six jours – primdie, duodie, terdie, quaterdie, quindie, sexdie, un mois vingt-six jours. L’année comprend 14 mois –
primens, secomens, termens, quarmens, quinmens, sexmens, septimens, octamens, nomens, decimens, undecimens, duodecimens, tertidecimens, quartudecimens –
et un jour.

6H66, fin du chapitre 1

Comment j’ai métamorphosé la ville de Lille

La dernière des anecdotes sur 6H66 concerne la façon dont j’ai traité le décor.

6H66 s’attache à notre société française. L’idée est de questionner ce que donnerait notre réalité si quelque chose se passait différemment. Cette situation de départ créé donc une autre réalité.

Il fallait donc que ce roman se passe en France, dans des lieux plus ou moins connus des lecteurs. En tout cas, des lieux dont ils auraient au moins un tout petit peu entendu parler.

Il fallait que moi aussi je connaisse très bien ces lieux pour pouvoir les déformer à ma guise et sans me perdre.

Je souhaitais également utiliser un milieu urbain. 6H66, dans son esprit, n’est pas lié à la nature, à la campagne. Il fallait l’atmosphère urbaine, plus pressante, parfois plus oppressante, pour que le décor se raccorde au mieux avec l’histoire. J’avais donc trois choix possibles, entre trois villes. Ces trois cumulaient deux points communs :

  • elles sont normalement au moins connus de nom par les lecteurs potentiels,
  • j’y ai vécu assez longtemps pour avoir assez de souvenirs des lieux.

Ces trois villes, les voici : Lille, Poitiers et Amiens.

Mon choix s’est vite porté sur Lille.

Lille, la Grand Place
Image par jo vanel de Pixabay

Lille, c’est la ville de mes études, celle où je retourne régulièrement voir des amis. C’est et ça restera toujours ma ville de coeur.

J’avais donc à cœur de l’honorer. Je l’ai donc choisi comme décor de 6H66. Et j’ai pris un malin plaisir à renommer les différentes rues ou les différents lieux bien connus des Lillois ou de ceux qui ont visité au moins une fois cette ville. Histoire d’emmener le lecteur dans un mon à part…


J’espère que ces anecdotes sur 6H66 vous ont plus. Si vous l’avez lu, elles vous éclaireront mieux sur les ressorts de cette histoire. Et si vous ne vous êtes pas encore plongés dedans, j’espère qu’elles ont enrichi le mystère autour de ce roman. Je vous invite d’ailleurs à découvrir les avis des lecteurs de 6h66.

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