Atelier d’écriture : Le retour à l’essentiel

Une nouvelle photo sur le thème de la nature nous a été proposé cette semaine par le blog Bricabook, pour ce nouvel atelier d’écriture.

Serre, de Emma Jane Brown

© Emma Jane Brown

Voici le texte que cette photographie m’a inspiré. Bonne lecture 🙂

Le retour à l’essentiel

Nettoyer les pots, les laisser sécher au soleil. Les peindre aux couleurs qui nous inspirent ou nous ravissent.

Plonger les mains dans la terre, humer ses odeurs boisées, parfois humides.

Tailler les arbres, ôter les fleurs fânées des arbustes colorés, parler aux demoiselles à pétales pour leur dire à quel point on les aime et combien nous les trouvons belles.

Faire sécher des graines et des noyaux. En prendre soin. Les placer bien au chaud dans du coton ou du terreau, les faire germer. Les regarder grandir chaque jour, attendre avec impatience le moment de les mettre en terre, puis de les voir s’épanouir et peut-être nous nourrir.

Se dire à chaque fois que l’on participe à un accomplissement millénaire, d’une beauté simple mais tellement bienfaisante. Inspirer à fond, s’imprégner de ces gestes, de ces odeurs, de ces couleurs et de cette nature en devenir. Ne plus se préoccuper du superflu, savoir simplement se contenter de la puissance de Dame Nature, y puiser force et sérénité. Retourner à l’essentiel.

 

 

Premier anniversaire de la publication du Mystère des Ghénas

Ces jours-ci, je fête le premier anniversaire de la publication de mon roman, Le Mystère des Ghénas ! Je dis ces jours-ci car 2 dates ont marqué cette publication. Le 18 novembre est la date officielle de publication du Mystère des Ghénas. Et c’est à partir du 21 ou 22 novembre que le livre a été disponible sur l’ensemble des librairies en ligne.

Quel bilan de cette première année de publication ?

Un an déjà ! Je n’ai pas vu le temps passer. Et ça, c’est grâce à vous, amis lecteurs. Vos retours – soit par les commentaires laissés sur les librairies en ligne, soit par échange direct – sont précieux pour mes écrits en cours ou à venir, mais font également très plaisirs.

Il y aussi eu les premiers retours des blogueurs littéraires. Ces lecteurs assidus ont l’habitude de découvrir tous types de texte et de lire des auteurs confirmés et réputés. Certains reconnaissent aux auteurs autoédités la même place qu’aux auteurs édités de manière classiques et leur consacrent lectures et chroniques. Je profite d’ailleurs de cet article pour les remercier de leur soutien aux auteurs autoédités de manière générale. Pour en revenir à mon roman, leurs avis furent très enrichissants également. Leurs chroniques permettent de comprendre ce qui a plu dans le style, dans le déroulé et la construction de l’histoire. Pour l’auteur, c’est toujours constructif de savoir ce qui est positif dans sa façon de travailler, et d’identifier ce qui doit être amélioré.

Tous ces avis – de lecteurs ou de blogueurs – montrent que l’histoire d’Azur et d’Oraé, qui sort un peu des sentiers battus, plait et emporte les lecteurs. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point cela fait plaisir. J’ai commencé cette histoire comme un conte, centré sur les problèmes de communication, sur le rejet des autres et la façon de s’ouvrir à eux. Je connaissais tous les messages que j’avais envie de faire passer. Je savais quelle ambiance donner à ce récit. Une atmosphère douce, loin des tumultes de nos environnements contemporains, une atmosphère sans coups, sans brutalité, sans explosion ; une atmosphère appaisante, proche de la nature, le tout porté par l’oeil curieux, légèrement candide et toujours joyeux d’Azur, l’héroïne du Mystère des Ghénas. Cette ambiance se traduit dans tout le récit, donnant au Mystère des Ghénas un aspect « hors du temps » que beaucoup de lecteurs ont remarqué et apprécié. Cette absence temporelle était voulue. Les problèmes de communication ont toujours été un sujet majeur dans l’histoire des relations entre les Hommes, et le resteront. De nombreux récits historiques ou de nombreuses fictions nous le rappellent tous les jours. Le Mystère des Ghénas en est un récit supplémentaire. Etre « hors du temps » lui donne une dimension à part.

Et après ?

Faire le premier bilan de la publication de ce premier roman amène à s’interroger sur la suite.

En tant qu’auteur, c’est poursuivre mon cheminement dans roman n°2, le terminer et le publier. En espérant continuer à donner à ce nouveau roman et aux suivants une dimension à part. En espérant continuer à emmener le lecteur vers d’autres ailleurs, vers d’autres questionnements et émerveillements 🙂

Et pour le Mystère des Ghénas, c’est bien entendu poursuivre le cheminement vers les lecteurs. Continuer de faire découvrir cette histoire, et d’échanger avec les lecteurs. Et ve ir vous raconter l’an prochain comment s’est passée la seconde année de publication 😉

Bon anniversaire, le Mystère des Ghénas !

Atelier d’écriture : Une force de la nature

Voici ma nouvelle participation à l’atelier d’écriture du blog Bricabook. Encore une photo à l’atmosphère énigmatique…

Bord de rivière avec brume - Emma Jane Browne

© Emma Jane Browne

Voici le texte que cette ambiance m’a inspiré.

Une force de la nature

Ca s’est passé un dimanche, au bord de l’eau. Je me souviens que j’avais mis une robe blanche, je ne sais pas pourquoi. Avec le recul, je trouve que cette couleur s’accordait bien avec ce qui s’était passé.

C’était une agréable journée de fin de printemps, assez douce même. Le genre de journée où les minutes s’écoulent paisiblement, où tout est calme et reposant, où l’on pourrait presque entendre l’herbe pousser et les fleurs éclore. J’avais eu envie d’aller me promener et la saine atmosphère de la campagne environnante m’avait conduite jusqu’à ce bord de rivière. Un vrai havre de paix. Je connaissais déjà cet endroit, je m’y promenais assez régulièrement. A bien connaître les lieux, c’est sans doute pour cela que je ne remarquai rien au premier abord. Mais un petit quelque chose se cachait dans ces lieux, un je ne sais quoi que je ne parvenais pas identifier.

Soudain, un bruissement, un mouvement, un souffle. La brume se leva soudain, le vent apparut comme par enchantement et fit tourbillonner branches et feuilles, et une atmosphère fantomatique m’enveloppa. Je ne reconnaissais plus le paysage que je traversais depuis plusieurs minutes. Je restai figée sur place, stupéfaite par ce brusque changement d’ambiance et comme hypnotisée par cette atmosphère étrange. Je ne sais combien de temps je restais ainsi, prisonnière de la nature. Plusieurs minutes ou seulement quelques secondes ? Le temps m’échappait. Je me souviens seulement que vent, brume et bruissement disparurent aussi mystérieusement qu’ils étaient apparus.

Je repris mon chemin, avec l’étrange sensation d’avoir croisé ce jour-là une force bien plus puissante et bien plus évocatrice que tout ce que l’Homme pouvait imaginer.

L’esprit de la nature.

Atelier d’écriture 283 : La fuite

C’est une nouvelle photo intriguante que nous a proposé cette semaine Leilona pour le nouvel atelier d’écriture de son blog Bricabook.

Photo d'un passager dans un train

Aucun ©

 

Voici le texte que cette photographie m’a inspiré.

La fuite

« Qu’est ce que je fais ici ? »

C’est ce que je n’arrêtais pas de me demander, en fixant non mes pieds, mais l’herbe qui défilait dessous.

Je n’avais pas perdu la mémoire, je me souvenais de tous les évènements qui m’avaient conduite jusqu’à cette plateforme du train. La façon dont j’étais montée dans ce train, haletante d’avoir couru pour être certaine de le prendre ; le désarroi du vendeur de la SNCF lorsqu’à sa question « Où voulez-vous aller ? » , ma réponse fut simplement « Je ne sais pas, pour la ville destination du prochain train qui partira. » ; les détours que j’avais fait pour arriver jusqu’à la gare, mon cerveau n’étant pas certain d’avoir pris la bonne décision ; les tergiversations devant mes armoires, pour savoir ce qu’il était absolument nécessaire d’emporter pour une absence pour l’instant temporaire ; le craquement de mes genoux quand je m’étais enfin levée du canapé, après y avoir passé plusieurs jours avachies, à me demander que faire de ma vie.

Le vide qui s’était emparé de moi les mois précédents avait trouvé son paroxysme dans cet immobilisme, pendant ces quelques jours où je m’étais pelotonnée dans à peine un mètre carré de tissu sombre. J’avais trouvé refuge dans le seul endroit qu’il détestait dans cette pièce, le seul endroit qu’il n’avait pas souillé de ses pensées négatives et destructrices.

Ce n’est qu’après son départ que j’avais saisi toute la méchanceté de ses paroles et de ses actes. Ce n’est qu’à se moment là que j’avais perçu le temps perdu à ses côtés, et les dégâts qu’il avait causés. Sur moi. Sur mon estime. Sur mes envies et mes espoirs.

Je ne m’étais pas tournée vers cette destination pour me trouver une nouvelle destinée, mais simplement pour fuir. Fuir le moment de choisir, fuir le moment de me relever, fuir le moment d’accepter l’idée que j’étais plus forte que l’image qu’il m’avait renvoyée. Et une fois dans ce train, fuir ma propre fuite m’avait conduite sur cette plateforme, à me demander pourquoi être encore là.

Je levais soudain les yeux. Mes pieds, je les connaissais déjà, même un peu trop, à force de les regarder lorsque je marchais dans la rue ou lorsqu’un inconnu m’adressait la parole. Mais les paysages, le nouvel horizon que traversait ce train, je ne les connaissais pas. Autant en profiter. Des bosquets ; ici un troupeau de vaches paissant tranquillement l’herbe d’ailleurs plus verts les uns que les autres ; là un hameau perdu, respirant la tranquilité. Des couleurs scintillantes, des bruits doux et mélodieux et des odeurs apaisantes s’engouffraient par la porte que j’avais ouverte. Elle devenait alors une fenêtre ouverte sur un monde merveilleux, simplement rempli de la vie. Le festival sensoriel qui envahissait le wagon me donna bientôt l’envie d’aller me promener dans ce paysage, de me laisser envahir par ses odeurs et ses couleurs. Un espoir germa en moi, celui de pouvoir y trouver un morceau de moi-même que je ne connaissais pas encore. Dans un petit coin de mon cerveau, une petite forme floue, portant un T-shirt mal ajusté imprimé du mot « Estime », disait timidement « coucou, je suis revenue… » Et mon esprit, plus grand mais marchant d’un pas mal assuré, lui répondit : « Viens, mettons nous en route ».

Alors, je sus ce que je faisais là. Je pris une grande inspiration de cet air simple, mais tellement puissant. Je retournai m’asseoir pour poursuivre, non plus ma fuite, mais mon cheminement nouveau.

Le coup de la panne

Je sors peu à peu de la panne d’écriture que j’ai traversé en septembre et octobre.

Certes, je n’ai pas forcément l’habitude d’écrire vraiment tous les jours. Pendant l’écriture du Mystère des Ghénas, il s’est parfois passé 1, 2 ou 3 semaines sans que le récit n’avance d’un seul mot. Mais pendant ces périodes sans écriture, l’histoire continuait d’infuser, d’autres petits textes émergeaient par ailleurs et des idées pour l’histoire en cours ou d’autres à venir faisaient irruption ici et là. Depuis mes premiers moments d’écriture, c’est la première fois que ni l’envie d’écrire, ni les petites idées créatrices ne se bousculaient.

Le coup de la panne

Il a fait mal, ce coup de la panne. Je ne l’ai pas vu arriver. Et je l’ai pris en pleine tête. L’auteur que je suis s’est retrouvé un peu sonné. Sonné d’abord de se rendre compte que rien ne venait, un crayon à la main. Puis, sonné de ne plus percevoir les rouages de l’imagination se remettre en marche. Je ne savais pas comment m’en relever. Je commençais des débuts de texte pour l’atelier d’écriture du blog Bricabook, que j’abandonnais après 3 ou 4 malheureuses petites phrases. Et puis, il y a 2 semaines, un déclic s’est produit en écrivant pour un atelier d’écriture. Mon esprit s’est redirigé vers les personnages de roman n°2, ainsi que vers roman n°3 dont l’idée germe depuis plusieurs mois. Maintenant, reste à rediriger mes doigts vers le crayon ou le clavier.

Ouf, il semblerait que cette panne d’écriture soit en passe d’être réparée.

Le coût de la panne

Moi qui m’étais fixé la fin de l’été pour terminer la version 1 de roman n°2, je suis loin du compte. 2 mois sans rien écrire, voilà qui ne va pas arranger ma progression.

Je ne rattraperai jamais ce qui n’a pas été fait au cours des dernières semaines. Pour me remettre dans le rythme d’écriture, je pense me lancer de nouveau dans le NaNoWriMo, qui commence aujourd’hui 1er novembre. (Vous ne savez pas ce qu’est le NaNoWriMo ? Je vous en parlais ici l’an dernier 😉 ). Mais je ne sais pas encore comment je vais le dérouler. Puisque le principe est d’écrire 50 000 mots en un mois, j’ai envie de remplir (enfin, tenter de remplir !) cet objectif numérique avec plusieurs textes différents, histoire de me remettre dans un rythme d’écriture régulier et intense. Pourquoi naviguer sur plusieurs textes ? Parce que je ne veux pas pour le moment bloquer mes envies d’écriture sur des textes qui seraient un peu trop récalcitrants. L’idée est tout de même de reprendre roman n°2, mais si l’inspiration vient pour d’autres histoires déjà imaginées ou à venir (pourquoi pas ?), je ne m’en détournerai pas.

Le cou de la panne

Pendant cette période de panne, j’ai eu 2 torticolis. Quel rapport avec la panne d’écriture, me direz-vous ? Aucun (encore que…). Mais cette confession me permettait d’ajouter un nouveau jeu de mots 😉