L’angoisse de la page… remplie

Vous l’avez vu et lu dans de précédents billets, j’avance (bien) dans l’écriture de mon second roman. Enfin, j’avance. Je ne sais pas dire si « j’avance bien ». J’ai passé il y a quelques jours le cap des 300 pages écrites dans la première version ! En soi, il s’agit d’un sacré évènement, qui me motive à poursuivre. Et pourtant je suis loin d’avoir terminé ce roman. Je traite les derniers chapitres mais qui seront sans doute les plus denses. Et plus j’avance dans les différentes étapes et scènes du plan de l’histoire, plus j’imagine de détails. Et ces détails prennent du temps. Et de la place, beaucoup de place : des caractères ; des mots ; des paragraphes ; des pages.

Actuellement, le nombre de pages de ce second roman augmente régulièrement. Il y a sans doute quelques répétitions qui, à la première relecture, disparaîtront. Certaines phrases seront raccourcies, des synonymes plus ou moins courts viendront s’intercaler et modifier progressivement le nombre total de pages. Toujours est-il que, même avec ces futurs aménagements issus des relectures, ce second roman pourrait très bien dépasser les 400 pages ! Mon premier ne faisait que 177 pages !

Voilà donc que survient l’angoisse. L’angoisse de ne pas terminer la première version dans le délai que je me suis imparti (voir l’un de mes précédents billets : Quand il ne se passe rien c’est qu’il se passe quelque chose #2). L’angoisse de me retrouver entraînée dans une histoire trop longue. L’angoisse de ne jamais atteindre le mot ultime de cette histoire. Bref, alors que je ne suis pas en panne d’écriture, je suis tout de même angoissée ! Il faut dire aussi, cher lecteur, que je suis d’un naturel assez… inquiet. Alors, dans une telle situation, je ne vois pas que je progresse, je ne vois que le nombre de pages augmenter sans avoir l’impression que cela m’ammène vers le dénouement de cette histoire. Etrange, n’est-ce pas ?

Plus je maltraite mon clavier à taper frénétiquement les nouveaux développements et rebondissements de cette deuxième histoire, plus mon écran me maltraite en m’affichant le nombre de pages, alors que je progresse lentement sur l’échelle de mon plan !

Vous allez me dire : Que serait un auteur, un créatif, sans tourment ? Eh bien, je crois que je viens d’en créer un nouveau : l’angoisse de l’avancement qui piétine dans le travail.

Allez, je m’en retourne à mon manuscrit, pour tenter de lutter contre cette angoisse. A suivre…

Publication du Mystère des Ghénas : troisième bilan

Voilà déjà 8 mois que Le Mystère des Ghénas a été publié. Et je n’ai pas fait de bilan depuis début mars. Allez, rattrapons ce petit retard 🙂

Du côté des blogueurs

2 nouvelles chroniques ont été publiées ces dernières semaines.

La première vient du blog AmabooksAddict. Merci à Amandine pour cet avis très positif. Elle a apprécié mon « écriture douce, poétique, fluide » 🙂

La seconde chronique est le fruit d’un partenariat Librinova. Vous pouvez la lire sur le blog La plume de Jennifer. Jennifer met aussi l’accent sur mon « écriture douce ». Et vous indique que « bien qu’il soit estampillé jeunesse, [ce roman] saura ravir votre âme d’enfant rêveur. » Merci à elle 🙂

Mais il n’y a pas que des chroniques dont je peux vous parler. J’ai aussi donné mes premières interviews d’auteur ! La première qui a été publiée est la seconde interview à laquelle j’ai répondu. Elle est à lire sur le blog Cocounette croque les livres. Et la seconde interview est à lire sur le blog AmabooksAddict. C’est la première à laquelle j’ai répondu (oui, je sais, il faut suivre !). L’interview est un exercice assez plaisant. Cela m’a amené à formaliser des choses que je ressens ou que je pratique au feeling en tant qu’auteur. Et une fois formalisées pour répondre à l’interview, ça m’a amené à pleinement les intégrer.

Du côté des lecteurs

Plusieurs commentaires sont arrivés sur Kobo.

Commentaires de lecteurs pour le Mystère des Ghénas sur Kobo

Un premier commentaire a fait son apparition sur l’iTunes Store.

Commentaire de lecteur pour le Mystère des Ghénas sur l'iTunes Store

Des premières étoiles sont également arrivées sur Placedeslibraires.fr 🙂

Notation pour le Mystère des Ghénas sur Placedeslibraires.fr

Et de nouveaux commentaires ont été publiés sur Amazon.

Commentaires de lecteurs pour le Mystère des Ghénas sur Amazon

Des retours toujours positifs pour l’histoire d’Azur et d’Oraé. Encore merci à vous, amis lecteurs 🙂

 

 

Quand il ne se passe rien, c’est qu’il se passe quelque chose… #2

Un mois de silence sur mon blog ! Mais que se passait-il ? Et où étais-je donc passée ?

Depuis plusieurs semaines, ce sont mes activités hors écriture qui avaient pris le dessus. Un travail actuellement très prenant et de très longues journées entraînaient de courtes soirées lecture ou écriture. Difficile dans ce cadre là de pouvoir consacrer l’énergie et le temps nécessaires à l’avancement d’un roman. J’avais bien toujours mon cahier sous la main, à chaque déplacement. Mais j’avais l’esprit ailleurs et je n’arrivais pas à me re-plonger dans roman n°2. Par contre, mon imagination continuait de travailler à plein régime, notamment pour futur roman n°4. Un week end passé à Gand (Belgique) en juillet m’a donné plein d’idées, notamment pour des détails architecturaux ou des décors. Mais avant d’en arriver là, il faudrait peut-être que je reprenne le cours du second roman.

Me voilà désormais en congés depuis une semaine ! Je peux donc consacrer à nouveau le temps nécessaire à mon activité d’auteur. J’essaye d’écrire un peu chaque jour : au moins un recto sur mon cahier actuel d’écriture (format 24X32, avec petits carreaux). Dans l’idéal, il faudrait que je quadruple ou quintuple la dose car j’aimerais terminer la version 1 de ce second roman avant la fin de l’été ! Beau défi car, bien que j’en écrive la seconde partie depuis plusieurs semaines, il s’agit de la partie la plus dense (voir détails ci-dessous). Donc finir avant la fin de l’été va demander beaucoup de travail ! Ceci dit, il y a 2 façons de comprendre l’expression « fin de l’été » : soit je fais référence à la fin du mois d’août, quand les vacances scolaires se terminent et que se profile la rentrée ; soit je pense à la fin de la saison d’été, le 21 septembre ! Cette deuxième interprétation offre un avantage non négligeable : 3 semaines supplémentaires de délai pour ce défi d’écriture 😉

Je proposais plus haut quelques détails supplémentaires sur roman n°2 et son découpage. Quand je dis que je travaille actuellement sur la seconde partie, il ne s’agit pas d’une seconde partie au sens strict. Ce roman se composera de 14 chapitres, précédés d’un prologue et d’un épilogue. Pourquoi ce découpage ? Parce que l’histoire se déroule sur une temporalité bien définie, pendant 14 mois. Donc, un chapitre par mois. Et pour introduire et clôturer cette période de 14 mois, un prologue et un épilogue. La seconde partie démarre au moment où le héros, Thomas, a compris ce qui lui arrive et a décidé de rejoindre activement le groupe d’opposants politiques qu’il a découvert. Je travaille actuellement le chapitre 10. Les opérations d’opposition active viennent de commencer pour Thomas. Il me reste donc 4 intenses chapitres d’action à écrire. Il n’y a plus qu’à mettre à profit le reste de mes congés pour bien avancer.

Allez zou, au travail 🙂

 

Atelier d’écriture : Une main tendue

Leiloona du blog Bricabook nous propose cette semaine un dernier atelier d’écriture avant la pause estivale. Celui-ci s’appuie sur la magnifique photo que voici.

Photo paume de main avec terre

Voici le texte que cette photo m’a inspiré 🙂

Une main tendue

Une main tendue. Pour inviter. A la danse, à une transe. Pour une promenade. Pour simplement partir à la découverte des beautés du monde.

Une main tendue. Pour montrer. Ce qui se passe devant nous, ce qui se cache sous nos pieds. Pour dévoiler ce que nous portons en nous,  ce que nous rêvons de réaliser.

Une main tendue. Pour encourager. A aller de l’avant, à avancer. A faire le premier pas ou au contraire, pour inciter à prendre du recul.

Une main tendue. Pour soutenir. Dans l’effort. Dans la tristesse. Avec la main, proposer son bras ou son épaule ; un support, une stabilité.

Une main tendue. Vers l’avenir. Pour progresser, ne pas regretter, se voir réussir.

Une main tendue. Un tout petit geste. Porteur de tellement d’humanité.

Atelier d’écriture : La machine à voyager dans le temps

Nouvelle participation pour moi à l’atelier d’écriture hebdomadaire 272 du blog Bricabook. Voici la très jolie photographie que Leiloona nous a proposé cette semaine 🙂

Voiture et route

 

Voici le texte que cette photo m’a inspiré. Bonne lecture 🙂

La machine à voyager dans le temps

Mon pote Germain est fou de voiture, et de conduite aussi. Mais pas moi. Je n’ai même pas le permis. Il me taquine soivent à ce sujet, prétendant que ça fait de moi un être décalé du réel. Je vis en centre-vile, je me déplace à pied, à vélo ou en transports en commun. Quand je dois me rendre loin, j’y vais en train. Une voiture ne m’apporterait pas grand chose de plus. Nous sommes super potes, mais ce sujet ne nous rassemble pas, Germain et moi. Je suis donc très surpris quand il me propose de l’accompagner chez son concessionnaire favori, pour essayer le dernier modèle de la marque. Ca ne m’intéresse pas vraiment, mais ça me fait plaisir de passer du temps Germain, alors je l’accompagne.

Pendant qu’il discute avec le vendeur autour de la noivelle voiture convoitée, je flâne au milieu des modèles exposés, posant à peine les yeux sur les véhicules qui tentent de me faire croire que ma vie sera changée si je monte à bord. Comme Germain est bavard, j’ai le temps d’arpenter la concession dans ses moindres recoins. Jusqu’à ce que je découvre au fond du hall d’exposition un vieux modèle de cette marque, un très vieux modèle que je reconnaîtrais entre mille : la voiture qu’avaient mes parents quand j’étais petit.

Ca faisait tellement longtemps que je n’en avais pas vu. Emerveillé de revoir ce modèle, je m’approche et l’inspecte sous toutes ses coutures. Un vendeur s’approche alors de moi et me propose de monter dans cette voiture. Tellement surpris de cette proposition, j’accepte sans me rendre compte de ce que je viens de dire !

Une fois installée au volant, mes yeux redécouvrent tous les détails du tableau de bord. Lorsque je pose les mains sur le volant, un frisson inédit me parcourt. Tout à coup, ce n’est plus le décor de la concession qui défile sous mes yeux, mais celui d’une petite route de campagne arborée. Ce n’est plus la discussion entre Germain et le vendeur que j’entends, mais les fous rires de ma soeur devant mes imitations des autres conducteurs ; les engueulades de mes parents quand l’un des deux s’était trompé de route, puis leurs conversations enjouées lorsque nous arrivions sur le lieu des vacances ; les chansons entraînantes que diffusait la radio ; les batailles de chiffres entre ma soeur et moi, quand nous nous amusions à compter les voitures – la couleur rouge pour elle, le blanc pour moi ; nos « Maman, on revient ici l’année prochaine » éplorés le jour du retour à la maison…

Une voix amicale me ramène brusquement au présent.

– Alors vieux, tu as trouvé ton bonheur ?

C’est Germain, qui s’amuse de me voir ainsi transporté par cette voiture.

Pendant le trajet du retour, il me raconte tout ce qu’offre le modèle qu’il a repéré et qu’il va sans doute acheter. Il s’emballe et se voit déjà le conduire sur certaines petites routes de montagne. Je souris. Maintenant, je le comprends. Sa vie ne sera pas changée parce qu’il aura cette voiture, mais elle risque de lui procurer plus de souvenirs qu’il ne l’imagine.