Ces jours-ci, je célèbre un anniversaire dans mon aventure d’autrice. Il y a dix ans, je m’embarquai dans l’écriture de mon premier roman. Je ne plaçais cette histoire dans aucun projet. Juste dans le plaisir de créer et écrire entièrement un roman. L’envie de le publier est venue ensuite. C’est ça qui m’a fait me sentir autrice. Retour sur la façon dont tout a commencé.
Mes premiers écrits jeunesse, un commencement timide dans mon aventure d’autrice
Les premières histoires que j’ai écrites étaient destinées à mes neveux. Je les ai écrites entre 2014 et 2016. Il s’agissait de petites histoires jeunesse, destinées à des enfants de 3 à 5 ans, et écrites sous formes de petits épisodes à caser dans un calendrier de l’Avent. Les deux premières naquirent en 2014, et occupèrent l’Avent de mes neveux en 2014 et 2015.
La première histoire présentait un tour d’horizon ludique des métiers, autour de la thématique de Noël. Comment décorait son sapin un menuisier, un pompier ou un pirate, par exemple ?
La deuxième histoire, que j’ai depuis retrouvé abordé sous une autre forme en album jeunesse, parlait d’un dragon qui ne pouvait plus cracher de feu parce qu’il avait bu trop d’eau. Ledit dragon essayait alors différentes techniques pour (r)allumer le feu.
Dans ces histoires, je plaçais déjà une volonté de découverte et de curiosité.
Mais ça s’arrêtait là. Je privilégiais le côté ludique au message, vue l’âge de mes lecteurs (3 et 4 ans pour ces deux histoires).
Cependant, il y avait déjà l’envie mes petits lecteurs vers une histoire qu’ils ne pourraient pas trouver ailleurs.

La première idée de roman
L’idée qui donna naissance à mon premier roman, Le Mystère des Ghénas, a germé dans des circonstances dramatiques. Dont tout le monde se souvient : les attentats de janvier 2015.
Les réflexions qui m’accompagnèrent à cette période me guidèrent vers ce premier roman. Un roman jeunesse qui repose notamment sur une question : comment faire pour communiquer et échanger quand on ne peut pas se comprendre ?
Cette question m’a d’abord conduite à un synopsis de roman pour jeunes lecteurs. Au départ, cette histoire écrite sous forme de conte ne devait pas être très longue. J’imaginais rester dans le rythme et le volume d’écriture de mes premières histoires. Mais le développement des éléments de l’intrigue m’ont vite entraînées vers l’idée d’un roman. Je ne pensais pas qu’un jour, je m’attellerai à ce genre de projet d’écriture.
Certes, j’avais eu l’idée d’un roman un peu plus de dix ans plus tôt. Idée qui avait commencé à prendre forme par un développement des personnages, de la structure de l’histoire, et de l’univers fantasy dans lequel cette histoire s’inscrirait. J’avais même rédigé ce qui serait sans doute le prologue de ce roman. Mais je n’étais pas allée plus loin. Par peur du temps à consacrer à ce projet. Par peur de ne pas être capable de le mener jusqu’au bout. Et parce qu’à l’époque, je ne me sentais pas autrice. Même si j’avais envie d’écrire cette histoire, je ne pensais pas en avoir le droit. Ni en avoir la stature.
Dix ans plus tard, quand j’ai attaqué l’écriture du Mystère des Ghénas, je ne me posais plus ces questions. Cette fois, l’envie d’écrire était bien présente. Surtout, l’envie d’écrire cette histoire là en particulier. Pour mes premières histoires destinées à mes neveux, j’avais l’envie de leur écrire quelque chose. Quelque chose qui leur ferait plaisir, qui les ferait sourire ou rire. Et qui les conduirait vers la découverte d’autre chose. Mais je ne me plaçais pas au centre de cette envie.
Mais là, je découvrais autre chose : l’envie d’écrire pour moi. D’écrire ce qui me tenait à cœur. Ce qui m’importait, me questionnait ou m’intriguait.
Cette envie déclencha véritablement mon aventure d’autrice. Je prenais plaisir à imaginer une histoire qui me permettrait d’exprimer quelque chose et en écrivant, j’imaginais déjà ce que le lecteur pourrait en retirer.
J’essaye d’y répondre à ma façon dans ce roman adolescent aux allures de conte fantastique. Peu importe la réponse que j’y place, ce qui compte, c’est la façon dont le lecteur reçoit cette question et essaye lui-même d’y répondre.
Mais surtout vers cette volonté de mettre en histoire mes questionnements sur le monde.
Sans le savoir, je posais là les deux éléments principaux de mon aventure d’autrice. Et de ma vision de l’écriture.
Et les premiers éléments fondateurs de mon univers
Depuis dix ans, j’ai eu le temps de dresser mon portrait d’autrice et de lister ce qui me plait le plus dans l’écriture. Et de trouver le pourquoi j’écris.
J’écris pour partager ma vision du monde, mes questionnements, ou pour exorciser certaines craintes concernant l’avenir. Si je place ces interrogations, je n’apporte pas forcément de réponse. C’est l’ouverture de la réflexion qui m’intéresse.
J’écris pour emmener le lecteur vers autre chose. Vers un autre point de vue. Vers une autre vision du monde. Parce qu’en posant cette vision ou ces questions, j’ouvre la porte de la réflexion. “A la place du héros, que ferais-je ?”. “Quelle attitude je défendrai, si j’étais dans cette histoire ?”. “Quelles seraient mes plus grandes interrogations dans ces circonstances ?”.
Voilà les questions que j’aimerais que le lecteur se pose pendant sa lecture et après sa lecture. J’aime aussi placer un effet twist dans mes romans. J’aime, pendant que je construis mon roman, trouver un évènement marquant de l’histoire qui emmène le lecteur dans une direction inattendue. Un effet qui lui fasse dire : « pourquoi je ne l’avais pas vu avant ? ». Et si je peux amener le lecteur à reprendre sa lecture depuis le début pour repérer les petits indices que j’ai semés, j’estime avoir réussi mon pari 😉
J’espère que ce billet vous a plu. Vous voulez en savoir plus sur ce qui fait mon univers depuis dix ans et suivre mon aventure d’autrice ? Rejoignez ma communauté de lecteurs en vous abonnant à ma newsletter.
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