Pourquoi Roman 4 est un roman post-apocalyptique ?

Avec roman 4, je m’engage dans un roman post-apocalyptique. J’ai déjà exploré plusieurs genres en littérature de l’imaginaire. Mais pas encore celui-là. Qu’est-ce qui me pousse à écrire un roman post-apocalyptique ? Je vous en dis plus sur ce nouveau projet d’écriture.

Un nouveau roman en littérature de l’imaginaire

J’en ai déjà parlé dans un précédent billet, mon univers d’autrice ne s’attache pas à un genre littéraire unique . Je ne décide pas non plus à l’avance du genre littéraire dans lequel je vais écrire. Généralement, le genre se dessine une fois que les principaux éléments de l’histoire sont déjà bien mis en place.

Pour Roman 4 et la trilogie qu’il commence, le processus fut identique.

L’idée de départ repose sur une particularité que pourraient avoir certains personnages. Cette particularité n’existe pas dans notre réalité. Cette nouvelle idée de roman m’emmenait donc encore vers les littératures de l’imaginaire. Mais dans quel genre ?

En creusant cette idée de départ, je suis arrivée à la question suivante : quelles circonstances pourraient rendre plausible cette particularité ?

J’ai trouvé la réponse assez facilement. Il fallait une catastrophe naturelle d’une ampleur inconnue. Surtout, il fallait que cette catastrophe perturbe le fonctionnement de certaines choses de notre réalité.

Ne comptez pas sur moi pour vous révéler ici à quelle catastrophe j’ai pensé. Vous le découvrirez dans quelques mois 😉

C’est la survenue de cette catastrophe en début d’histoire qui a entraîné Roman 4 dans le genre post-apocalyptique.


Pourquoi un roman post-apocalyptique ?

A partir de ce point de départ, j’ai commencé à dessiner l’univers de ce nouveau roman. Dans le jargon des auteurs, on parle de worldbuilding 😉

Qui dit roman post apocalyptique dit destructions, ruines, tentatives de survie et si possible, reconstruction. Voilà un worldbuilding intéressant. Certes, l’imagination ne part pas dans tous les sens comme pour un roman purement fantastique ou de fantasy. Ici, je me suis d’abord préoccupée de démonter l’existant pour construire quelque chose de nouveau tout en s’inspirant de l’ancien monde. Ancien monde, qui correspond à notre monde actuel.

Ruines dans un roman post-apocalyptique
Image par ArsAdAstra de Pixabay

C’est cet aspect qui m’a le plus guidé au départ.

Jusqu’à présent, mes deux romans en littérature de l’imaginaire m’ont entraîné vers le conte fantastique et la dystopie.

Le premier, Le Mystère des Ghénas, repose sur un côté intemporel. On ne se situe pas dans le temps, mais l’époque pourrait être médiévale.  

Le deuxième, 6H66, nous plonge dans une société française qui n’est pas la nôtre, mais qui pourrait le devenir. Cependant, cette histoire n’est pas futuriste, puisqu’elle se situe à notre époque (pendant l’année 2016, pour être précise).

Mais je n’avais pas encore exploré le futur.

La littérature d’anticipation occupe pourtant mes lectures. Elle fait notamment partie de mon top 10 des romans imaginaires. Je trouvais donc que l’histoire qui se construisait sur le papier pouvait très bien s’insérer dans ce courant.

Cependant, je ne me voyais pas écrire un roman futuriste où tout se passerait bien. Je ne suis pas que pessimiste concernant l’avenir de la planète et celui de l’Humanité. Cependant, qui peut aujourd’hui prétendre que notre avenir sera forcément rayonnant et bienveillant ? En tout cas, moi, je ne le peux pas.

Est-ce que ça veut dire que je vois forcément notre avenir sous une tonalité sombre ?

Non, car je veux rester positive. L’Homme a toujours sur se relever de beaucoup d’évènements destructeurs, il le pourra encore. Mais il lui faudra s’adapter à un nouvel environnement.

Toutes ces réflexions sur cette histoire en cours de construction ont confirmé le choix d’’écrire un roman post-apocalyptique. Je pourrais y aborder l’aspect sombre de ma vision de l’avenir. Et je pourrais également trouver les axes de reconstruction, ceux qui montreraient de quoi l’Homme est capable pour se remettre sur pied.

Ensuite, je me suis laissée portée par les autres codes du roman post-apocalyptique. Qui dit reconstruction dit nouveau départ. Comment les survivants survivent-ils ? Comment s’organisent-ils ? Quelles sont les aspirations de jeunes héros qui n’ont connu que le nouveau monde ? Quelles traces du mande ancien conserver ? Vers quels idéaux se tourner ?

Le roman post-apocalyptique permet tout ça.

Surtout, il me permet de poser mes propres interrogations du moment.

Un nouveau roman en lien avec mes interrogations du moment

Roman 4 sert d’écho à de nombreuses réflexions personnelles.

Ces réflexions peuvent être récentes tout comme certaines se manifestent depuis déjà plusieurs années.

Dans ce roman post-apocalyptique, je peux me questionner sur la place du tout technologie.

Je peux m’interroger sur ce qui est véritablement vital pour l’Homme et le superflu que nous avons pourtant érigé en élément nécessaire.

Je peux me demander comment une idée – bonne ou mauvaise – est exploitée.

Voici d’ailleurs quelques unes des questions qui traverse ce futur roman :

  • comment un groupe d’individu gère-il à long terme une situation qui remet en cause tout le progrès technique acquis en un siècle et demi ?
  • Comment ce groupe survit-il ?
  • Sur quelles règles bâtit-il sa nouvelle organisation ?
  • De bonnes intentions peuvent-elles tenir sur la durée, quand ce sont les générations suivantes qui s’en emparent ?

Et encore bien d’autres…


Avec autant de questions plutôt négatives, est-ce que ce roman sera totalement sombre ? Non, car d’autres éléments de l’histoire porteront une aura positive. Ces aspects positifs dépendront de mes personnages principaux. J’aurai d’ailleurs prochainement l’occasion vous en parler plus en détail 🙂

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