Les tribulations d’un auteur en pleine phase de création (d’entreprise)

Après plusieurs mois d’absence sur le blog ou sur mes différents réseaux sociaux, me revoici un peu plus active dans mon activité d’auteur 🙂

Mais que m’est-il arrivé ? Rien de grave, bien au contraire. J’ai dû consacrer du temps à mon nouveau projet professionnel, qui a occasionné également un changement de rythme de vie : j’ai créé mon entreprise.

J’ai repris au début du printemps un commerce de produits bios, en franchise. J’ai donc mené mon parcours de repreneuse d’entreprise depuis l’automne dernier, je me suis formée à ce métier nouveau pour moi (rappelez-vous, je suis documentaliste de formation), et je me suis pleinement investie dans ma nouvelle vie de chef d’entreprise.

Alors, à quoi ça ressemble de créer une entreprise ? Eh bien, ça ressemble presque à la création d’une histoire et à l’écriture d’un roman.

Il y a d’abord une idée, une envie. Un peu farfelue, celle de devenir entrepreneure et d’être indépendante dans son travail. Cette idée prend parfois des directions très opposées : et si je créais ceci ? Et si je reprenais telle entreprise ? Et pourquoi personne n’a jamais pensé à créer tel service ? Un peu comme lors les premières lignes jetées sur une page blanche, commençant à dessiner des débuts d’histoire envisageables ou totalement improbables.

Et puis arrive la bonne idée, celle qui deviendra un vrai projet d’entreprise, tout comme une idée d’histoire commence à devenir le projet de roman qu’on souhaite mener à bien. La future entrepreneure se lance alors dans l’écriture d’un business plan, document qui permettra d’expliquer ce qu’elle souhaite développer dans sa future activité de chef d’entreprise ; un peu comme lorsque l’auteure commence à rédiger le synopsis de son roman.

Comme dans l’écriture d’un roman, il y a ensuite des éléments qui viennent s’ajouter et qu’on n’avait pas prévu dans le synopsis. Porté par l’enthousiasme de l’énergie entrepreneuriale, on se dit « et si on faisait ça en plus ? », tout comme emporté par l’énergie créatrice – et avouons-le, peut-être une volonté propre du stylo d’écrire ce qu’il lui plaît 🙂 – on ajoute des événements ou des situations à ce que vivent nos personnages. Notez bien que dans les deux situations, les éléments imprévus peuvent être tout aussi positifs que négatifs (exemple : « mince, une dépense imprévue » du côté entrepreneur, une impossibilité technique ou temporelle du côté auteur).

Ensuite, tout se déroule et l’énergie créatrice emporte tout sur son passage. Au risque de laisser en plan sur le côté les autres activités. C’est ce qui vient de se passer concernant ma vie d’auteur. Depuis septembre 2018, j’ai planché sur ce projet de reprise d’entreprise, et j’ai quasiment totalement laissé tomber mes projets d’écriture. Non par désintérêt soudain pour mes histoires en cours d’écriture, mais parce que toute mon énergie était focalisée sur ce renouveau professionnel. Les rares moments où mon esprit s’est retrouvé libéré des nombreuses étapes à remplir pour mener à bien ce projet, je me suis replongée dans Roman n°2 – un peu – et j’ai aussi fait avancer Roman n°3 – un peu plus. Un peu de désordre dans ma progression, mais avec peu de moments de disponibles pour l’écriture, j’allais où mon inspiration me portait.

Quasiment un an après la mise en route de ce projet d’entrepreneure, et quasiment six mois après la mise en route réelle de mon entreprise, je peux enfin respirer un peu et retrouver du temps libre pour moi, et notamment pour ma vie d’auteur. Les corrections et derniers compléments de Roman n°2 ont bien repris au cours de ces dernières semaines. J’espère pouvoir vous en donner d’autres nouvelles très prochainement… 😉

Done année, bonne année

Done. 2018 est terminée depuis quelques heures, l’heure d’en faire le bilan.

Mes activités d’auteur n’ont pas été mises en berne, même si j’ai été moins bavarde sur ce blog pendant le courant de cette année. Mais l’écriture de roman n°2 a pris beaucoup plus de temps que prévu. D’une part, parce que ce second roman est beaucoup plus important que le premier, en nombre de pages et en recherche ou vérification d’éléments à insérer dans l’histoire. D’autre part, parce que je me suis investie dans un nouveau projet professionnel (dont je vous parlerai sans doute d’ici peu), mais aussi parce je me suis également beaucoup consacrée à mon nouveau chez moi 🙂 Difficile d’écrire pendant que je jardine ou que je fais des confitures ! Par contre, ces travaux plus longs, qui occupent les mains mais laissent l’esprit vagabonder, m’ont pourtant permis d’avancer dans mes travaux d’écriture. Ces longues heures de travail manuel sont toujours l’occasion de repenser à la façon dont l’histoire se construit, à certains détails ou actions des personnages ; c’est aussi une façon de réfléchir de manière plus reposée aux soucis de l’écriture : comment résoudre tel passage difficile, comment amener tel personnage dans la bonne situation pour la suite de l’histoire, comment régler telle incohérence. Bref, même quand je n’avançais pas sur l’écriture et les corrections de roman n°2, j’y travaillais tout de même un peu.

2018 a également vu les premières pages de roman n°3 s’écrire 🙂

Maintenant que nous avons tourné la page de 2018, il est temps de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2019. Qu’elle vous apporte bonheur et santé, de belles découvertes culturelles et notamment de belles lectures.

Que pourrais-je me souhaiter pour 2019 ?

Normalement, roman n°2 sera définitivement terminé pour le début du printemps. Aujourd’hui, il est en phase de découverte auprès de mes bêta lecteurs préférés. Pendant ce temps, je peaufine la troisième version et termine de travailler les passages moins aboutis. Je pourrai donc vous en reparler bientôt 😉

Roman n°3, qui sera beaucoup plus court que n°2, semble s’écrire plus facilement. Il nécessitera beaucoup de travaux de recherche sur les éléments de la vie quotidienne de son époque. Mais il pourrait aller beaucoup plus vite à écrire. Je me prends même à espérer que je pourrais presque publier 2 romans en 2019. Sacré défi, tout de même réaliste même si la probabilité de réalisation est pour l’instant infime.

J’espère également reprendre un rythme régulier de participation aux ateliers d’écriture du blog Bricabook. De quoi aiguiser ma plume et m’amuser sur d’autres textes et thématiques.

Encore une fois, belle année à vous, amis lecteurs 🙂

Ca déménage !

Voilà un petit billet où je vais vous raconter un peu ma vie – un tout petit peu, rassurez-vous 😉

Ce titre, « Ca déménage », est à prendre au sens propre. Je viens donc de déménager. J’ai quitté un appartement pour une maison. Il y a un peu plus de place, les pièces sont moins étroites et offrent un peu plus de possibilité d’aménagement. J’avais auparavant un petit coin réservé dans le séjour, symbolisé par un petit meuble informatique sur lequel les papiers encombraient un peu trop la place et je me retrouvais à poser mon ordinateur un peu partout ailleurs ! Me voilà donc avec un vrai bureau pour travailler et y poser l’instrument de mes recopies et de mes travaux de relecture et de correction.

Nouveau bureau d'Amélie Haurhay

D’ailleurs, il se pourrait que ces mêmes travaux de recopies reprennent dans les prochains jours, car je termine actuellement -enfin !- l’écriture de roman n°2. Encore quelques pages d’écriture manuscrites et je pourrai enfin pousser un grand « ouf » de satisfaction, avant d’entamer, dans ma nouvelle antre, les aménagements et compléments nécessaires à cette nouvelle histoire.

D’ailleurs, je sens que l’inspiration m’appelle. Je retourne à mes cahiers 😉

 

Premier anniversaire de la publication du Mystère des Ghénas

Ces jours-ci, je fête le premier anniversaire de la publication de mon roman, Le Mystère des Ghénas ! Je dis ces jours-ci car 2 dates ont marqué cette publication. Le 18 novembre est la date officielle de publication du Mystère des Ghénas. Et c’est à partir du 21 ou 22 novembre que le livre a été disponible sur l’ensemble des librairies en ligne.

Quel bilan de cette première année de publication ?

Un an déjà ! Je n’ai pas vu le temps passer. Et ça, c’est grâce à vous, amis lecteurs. Vos retours – soit par les commentaires laissés sur les librairies en ligne, soit par échange direct – sont précieux pour mes écrits en cours ou à venir, mais font également très plaisirs.

Il y aussi eu les premiers retours des blogueurs littéraires. Ces lecteurs assidus ont l’habitude de découvrir tous types de texte et de lire des auteurs confirmés et réputés. Certains reconnaissent aux auteurs autoédités la même place qu’aux auteurs édités de manière classiques et leur consacrent lectures et chroniques. Je profite d’ailleurs de cet article pour les remercier de leur soutien aux auteurs autoédités de manière générale. Pour en revenir à mon roman, leurs avis furent très enrichissants également. Leurs chroniques permettent de comprendre ce qui a plu dans le style, dans le déroulé et la construction de l’histoire. Pour l’auteur, c’est toujours constructif de savoir ce qui est positif dans sa façon de travailler, et d’identifier ce qui doit être amélioré.

Tous ces avis – de lecteurs ou de blogueurs – montrent que l’histoire d’Azur et d’Oraé, qui sort un peu des sentiers battus, plait et emporte les lecteurs. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point cela fait plaisir. J’ai commencé cette histoire comme un conte, centré sur les problèmes de communication, sur le rejet des autres et la façon de s’ouvrir à eux. Je connaissais tous les messages que j’avais envie de faire passer. Je savais quelle ambiance donner à ce récit. Une atmosphère douce, loin des tumultes de nos environnements contemporains, une atmosphère sans coups, sans brutalité, sans explosion ; une atmosphère appaisante, proche de la nature, le tout porté par l’oeil curieux, légèrement candide et toujours joyeux d’Azur, l’héroïne du Mystère des Ghénas. Cette ambiance se traduit dans tout le récit, donnant au Mystère des Ghénas un aspect « hors du temps » que beaucoup de lecteurs ont remarqué et apprécié. Cette absence temporelle était voulue. Les problèmes de communication ont toujours été un sujet majeur dans l’histoire des relations entre les Hommes, et le resteront. De nombreux récits historiques ou de nombreuses fictions nous le rappellent tous les jours. Le Mystère des Ghénas en est un récit supplémentaire. Etre « hors du temps » lui donne une dimension à part.

Et après ?

Faire le premier bilan de la publication de ce premier roman amène à s’interroger sur la suite.

En tant qu’auteur, c’est poursuivre mon cheminement dans roman n°2, le terminer et le publier. En espérant continuer à donner à ce nouveau roman et aux suivants une dimension à part. En espérant continuer à emmener le lecteur vers d’autres ailleurs, vers d’autres questionnements et émerveillements 🙂

Et pour le Mystère des Ghénas, c’est bien entendu poursuivre le cheminement vers les lecteurs. Continuer de faire découvrir cette histoire, et d’échanger avec les lecteurs. Et ve ir vous raconter l’an prochain comment s’est passée la seconde année de publication 😉

Bon anniversaire, le Mystère des Ghénas !

Le coup de la panne

Je sors peu à peu de la panne d’écriture que j’ai traversé en septembre et octobre.

Certes, je n’ai pas forcément l’habitude d’écrire vraiment tous les jours. Pendant l’écriture du Mystère des Ghénas, il s’est parfois passé 1, 2 ou 3 semaines sans que le récit n’avance d’un seul mot. Mais pendant ces périodes sans écriture, l’histoire continuait d’infuser, d’autres petits textes émergeaient par ailleurs et des idées pour l’histoire en cours ou d’autres à venir faisaient irruption ici et là. Depuis mes premiers moments d’écriture, c’est la première fois que ni l’envie d’écrire, ni les petites idées créatrices ne se bousculaient.

Le coup de la panne

Il a fait mal, ce coup de la panne. Je ne l’ai pas vu arriver. Et je l’ai pris en pleine tête. L’auteur que je suis s’est retrouvé un peu sonné. Sonné d’abord de se rendre compte que rien ne venait, un crayon à la main. Puis, sonné de ne plus percevoir les rouages de l’imagination se remettre en marche. Je ne savais pas comment m’en relever. Je commençais des débuts de texte pour l’atelier d’écriture du blog Bricabook, que j’abandonnais après 3 ou 4 malheureuses petites phrases. Et puis, il y a 2 semaines, un déclic s’est produit en écrivant pour un atelier d’écriture. Mon esprit s’est redirigé vers les personnages de roman n°2, ainsi que vers roman n°3 dont l’idée germe depuis plusieurs mois. Maintenant, reste à rediriger mes doigts vers le crayon ou le clavier.

Ouf, il semblerait que cette panne d’écriture soit en passe d’être réparée.

Le coût de la panne

Moi qui m’étais fixé la fin de l’été pour terminer la version 1 de roman n°2, je suis loin du compte. 2 mois sans rien écrire, voilà qui ne va pas arranger ma progression.

Je ne rattraperai jamais ce qui n’a pas été fait au cours des dernières semaines. Pour me remettre dans le rythme d’écriture, je pense me lancer de nouveau dans le NaNoWriMo, qui commence aujourd’hui 1er novembre. (Vous ne savez pas ce qu’est le NaNoWriMo ? Je vous en parlais ici l’an dernier 😉 ). Mais je ne sais pas encore comment je vais le dérouler. Puisque le principe est d’écrire 50 000 mots en un mois, j’ai envie de remplir (enfin, tenter de remplir !) cet objectif numérique avec plusieurs textes différents, histoire de me remettre dans un rythme d’écriture régulier et intense. Pourquoi naviguer sur plusieurs textes ? Parce que je ne veux pas pour le moment bloquer mes envies d’écriture sur des textes qui seraient un peu trop récalcitrants. L’idée est tout de même de reprendre roman n°2, mais si l’inspiration vient pour d’autres histoires déjà imaginées ou à venir (pourquoi pas ?), je ne m’en détournerai pas.

Le cou de la panne

Pendant cette période de panne, j’ai eu 2 torticolis. Quel rapport avec la panne d’écriture, me direz-vous ? Aucun (encore que…). Mais cette confession me permettait d’ajouter un nouveau jeu de mots 😉