Le coup de la panne

Je sors peu à peu de la panne d’écriture que j’ai traversé en septembre et octobre.

Certes, je n’ai pas forcément l’habitude d’écrire vraiment tous les jours. Pendant l’écriture du Mystère des Ghénas, il s’est parfois passé 1, 2 ou 3 semaines sans que le récit n’avance d’un seul mot. Mais pendant ces périodes sans écriture, l’histoire continuait d’infuser, d’autres petits textes émergeaient par ailleurs et des idées pour l’histoire en cours ou d’autres à venir faisaient irruption ici et là. Depuis mes premiers moments d’écriture, c’est la première fois que ni l’envie d’écrire, ni les petites idées créatrices ne se bousculaient.

Le coup de la panne

Il a fait mal, ce coup de la panne. Je ne l’ai pas vu arriver. Et je l’ai pris en pleine tête. L’auteur que je suis s’est retrouvé un peu sonné. Sonné d’abord de se rendre compte que rien ne venait, un crayon à la main. Puis, sonné de ne plus percevoir les rouages de l’imagination se remettre en marche. Je ne savais pas comment m’en relever. Je commençais des débuts de texte pour l’atelier d’écriture du blog Bricabook, que j’abandonnais après 3 ou 4 malheureuses petites phrases. Et puis, il y a 2 semaines, un déclic s’est produit en écrivant pour un atelier d’écriture. Mon esprit s’est redirigé vers les personnages de roman n°2, ainsi que vers roman n°3 dont l’idée germe depuis plusieurs mois. Maintenant, reste à rediriger mes doigts vers le crayon ou le clavier.

Ouf, il semblerait que cette panne d’écriture soit en passe d’être réparée.

Le coût de la panne

Moi qui m’étais fixé la fin de l’été pour terminer la version 1 de roman n°2, je suis loin du compte. 2 mois sans rien écrire, voilà qui ne va pas arranger ma progression.

Je ne rattraperai jamais ce qui n’a pas été fait au cours des dernières semaines. Pour me remettre dans le rythme d’écriture, je pense me lancer de nouveau dans le NaNoWriMo, qui commence aujourd’hui 1er novembre. (Vous ne savez pas ce qu’est le NaNoWriMo ? Je vous en parlais ici l’an dernier 😉 ). Mais je ne sais pas encore comment je vais le dérouler. Puisque le principe est d’écrire 50 000 mots en un mois, j’ai envie de remplir (enfin, tenter de remplir !) cet objectif numérique avec plusieurs textes différents, histoire de me remettre dans un rythme d’écriture régulier et intense. Pourquoi naviguer sur plusieurs textes ? Parce que je ne veux pas pour le moment bloquer mes envies d’écriture sur des textes qui seraient un peu trop récalcitrants. L’idée est tout de même de reprendre roman n°2, mais si l’inspiration vient pour d’autres histoires déjà imaginées ou à venir (pourquoi pas ?), je ne m’en détournerai pas.

Le cou de la panne

Pendant cette période de panne, j’ai eu 2 torticolis. Quel rapport avec la panne d’écriture, me direz-vous ? Aucun (encore que…). Mais cette confession me permettait d’ajouter un nouveau jeu de mots 😉

 

Ecriture en cours #2 et CampNaNoWriMo

En quoi mes projets d’écriture en cours ont-ils progressé depuis début février (voir mon précédent article Ecriture en cours #1) ?

Mes avancées dans le roman n°2

Moi qui, en ce début d’année, ai buté pendant un long moment sur un passage trop répétitif, me voilà de nouveau bien lancée dans la progression de l’histoire. Sur un plan purement numérique, j’ai écrit depuis début février quasiment 7 500 mots.

Du côté des évènements de l’histoire, il s’est passé un gros évènement pour notre héros, Thomas. Il vient de se prendre une grande claque en pleine… tête (restons polis !). Il vient d’apprendre pourquoi, depuis plusieurs mois, il se sent décalé et ne comprend plus ce qu’il se passe autour de lui. Cette annonce n’a pas été indolore : nausées, vomissements. C’est déjà la seconde fois que ça lui arrive ; vous savez, ces vomissements que certaines personnes peuvent avoir quand elles sont soumises à un stress trop intense. Je vous rassure, amis lecteurs, je vais arrêter les détails médicaux insupportables 🙂

Maintenant, il va falloir qu’il accepte cette nouvelle et qu’il en analyse les conséquences. Lui qui déteste se mettre en première ligne et se rebeller, il va pourtant bientôt accepter de s’opposer à ce qu’il lui arrive. Pas seul : il va rejoindre un groupe de personnes plus expérimentées que lui. Voilà ce que je peux vous dire à ce jour sur les éléments de cette nouvelle histoire, sans vous dévoiler les ressorts de l’intrigue.

Il faut aussi que je commence à travailler une sacrée liste de prénoms pour mes personnages. Dans mon premier roman, la communauté des Ghénas était la seule dont j’avais besoin de décrire les personnages. Une communauté d’une quarantaine de personnes, dont les prénoms devaient être liés impérativement à la nature. Ici, ma galerie de personnages principaux et de personnages secondaires est bien plus étoffée et j’arrive dans la partie de l’histoire où il va falloir que je baptise un grand nombre de nouveaux personnages d’un seul coup. A mon calendrier ! Il faut aussi que je ressorte mon livre sur l’origine et le sens des prénoms. Ah le défaut de ne pas préparer toutes ses fiches personnages avant de commencer l’écriture d’un roman !

Le CampNaNoWriMo, kesako ?

En avril aura lieu le CampNaNoWriMo. Kékécé ? C’est le même principe que le NaNoWriMo (Cékoiça ? Réponse dans cet article 😉 ), sauf que dans le CampNaNoWriMo, l’auteur choisit lui-même son objectif de volume d’écriture. Si mon défi au cours de mon premier NaNoWriMo était d’écrire directement au clavier, cette fois-ci je me lance un défi d’endurance et de régularité ; objectif : écrire 500 à 1 000 mots par jour, chaque jour.

Vous allez me dire que ce n’est pas un objectif très ambitieux. Mais écrire tous les jours est assez difficile pour moi en ce moment. En semaine, j’arrive surtout à écrire mes textes pour participer aux ateliers d’écriture du blog Bricabook. Mais je m’installe rarement les soirs de semaine devant mon écran pour faire avancer ce second roman. C’est surtout le week end que cette histoire progresse actuellement. D’où cet objectif : trouver un peu de temps chaque jour pour faire avancer ce roman et garder la main et le rythme d’écriture, et surtout le style et l’atmosphère de cette histoire.

Voilà donc ce qui m’attend pour tout le mois d’avril, puisque le CampNaNoWriMo commence aujourd’hui et se termine le 30 avril. Avec un objectif de 500 mots à 1 000 par jour, soit environ 2 à 5 pages environ, cela correspond à un objectif final de 15 000 à 30 000 mots écrits sur le mois. Si j’atteignais la tranche haute de 30 000 mots, ça représenterait quasiment autant que ce que j’ai déjà écrit pour ce second roman ! Beau défi donc 🙂

Allez zou, au travail !

Comment j’ai (presque) fait mon premier NaNoWrimo

Nous sommes le 1er décembre, et hier soir, j’ai (presque) terminé mon premier NaNoWriMo.

Vous ne connaissez pas le NaNoWriMo ? Il s’agit du National Novel Writing Month, qui se déroule chaque année en Novembre. Le principe est le suivant : entre le 1er novembre 00h00 et le 30 novembre 23h59, écrire 50 000 mots d’un nouveau roman. La qualité générale de l’oeuvre n’est pas le but recherché, seule compte la production de 50 000 mots. Le défi réside donc dans le fait de s’astreindre à l’écriture de 1 667 mots en moyenne par jour ! (soit l’équivalent de 7 à 8 pages sur traitement de texte en police Arial 12 avec interligne double et des marges gauche et droite de 4 centimètres). A titre de comparaison, mon premier roman, Le Mystère des Ghénas, compte 45 118 mots.

Comme il s’agissait de ma première tentative, je ne plaçais pas la barre trop haut. Je ne visais pas les 50 000 mots, ni même les 40 000 ou 30 000 mots.  J’ai surtout voulu essayer le NanoWriMo pour me lancer un défi personnel : écrire directement au clavier ! Vous le savez, je préfère de loin le papier pour laisser s’exprimer mon inspiration et mon écriture. Ce n’est que très rarement que j’ai écrit directement sur clavier. Donc, le principal défi se trouvait sur la « technique » d’écriture. D’où la seconde question : qu’allais-je écrire si mon ambition n’était pas de réussir le NaNoWriMo et d’écrire un roman complet ? Eh bien, là encore je me suis servie de cet événement pour faire avancer un second défi personnel : faire avancer mon second roman, en cours d’écriture depuis le mois de mai, et que j’ai mis en pause depuis septembre pour me consacrer aux corrections du Mystère des Ghénas.

Mais voilà, début novembre, j’ai mené les toutes dernières corrections et aménagements à cette première histoire. Et depuis une semaine, je suis en plein lancement de mon premier roman, donc très occupée à promouvoir mon livre, à lancer mes différents comptes réseaux sociaux, etc. Je me suis également consacrée à l’écriture d’une histoire pour les petits de la famille, en prévision de Noël.

Bref, avec toutes ces contraintes et ces autres occupations d’écriture, je me mettais de nombreux bâtons dans les roues. Ce billet aurait presque pu s’intituler : « Comment j’ai (presque) tout fait pour rater mon premier NaNoWriMo » !

Le bilan ?

Eh bien, avant le 1er novembre, ce second roman comptait déjà 13 481 mots. Et à hier soir, le compteur affichait 23 512 mots. Soit 10 031 mots écrits en seulement 9 séances d’écriture. Il y a même eu un jour où j’ai produit 2 027 mots ! J’ai donc relativement bien répondu à mes deux défis personnels : bien faire avancer  l’écriture du second roman, et réussir à trouver l’inspiration face au clavier et à l’écran de l’ordinateur. Sur ce second point, si l’inspiration fut bien présente, je ne garantis pour le moment rien concernant le style. On laissera cette analyse de côté jusqu’à la première relecture de ce que j’ai produit pendant le NaNoWriMo.

Maintenant que j’ai (presque) fait mon premier NaNoWriMo, je sais quel est mon défi pour novembre 2017 : presque réussir mon premier  NaNoWriMo 🙂