Ecriture en cours #2 et CampNaNoWriMo

En quoi mes projets d’écriture en cours ont-ils progressé depuis début février (voir mon précédent article Ecriture en cours #1) ?

Mes avancées dans le roman n°2

Moi qui, en ce début d’année, ai buté pendant un long moment sur un passage trop répétitif, me voilà de nouveau bien lancée dans la progression de l’histoire. Sur un plan purement numérique, j’ai écrit depuis début février quasiment 7 500 mots.

Du côté des évènements de l’histoire, il s’est passé un gros évènement pour notre héros, Thomas. Il vient de se prendre une grande claque en pleine… tête (restons polis !). Il vient d’apprendre pourquoi, depuis plusieurs mois, il se sent décalé et ne comprend plus ce qu’il se passe autour de lui. Cette annonce n’a pas été indolore : nausées, vomissements. C’est déjà la seconde fois que ça lui arrive ; vous savez, ces vomissements que certaines personnes peuvent avoir quand elles sont soumises à un stress trop intense. Je vous rassure, amis lecteurs, je vais arrêter les détails médicaux insupportables 🙂

Maintenant, il va falloir qu’il accepte cette nouvelle et qu’il en analyse les conséquences. Lui qui déteste se mettre en première ligne et se rebeller, il va pourtant bientôt accepter de s’opposer à ce qu’il lui arrive. Pas seul : il va rejoindre un groupe de personnes plus expérimentées que lui. Voilà ce que je peux vous dire à ce jour sur les éléments de cette nouvelle histoire, sans vous dévoiler les ressorts de l’intrigue.

Il faut aussi que je commence à travailler une sacrée liste de prénoms pour mes personnages. Dans mon premier roman, la communauté des Ghénas était la seule dont j’avais besoin de décrire les personnages. Une communauté d’une quarantaine de personnes, dont les prénoms devaient être liés impérativement à la nature. Ici, ma galerie de personnages principaux et de personnages secondaires est bien plus étoffée et j’arrive dans la partie de l’histoire où il va falloir que je baptise un grand nombre de nouveaux personnages d’un seul coup. A mon calendrier ! Il faut aussi que je ressorte mon livre sur l’origine et le sens des prénoms. Ah le défaut de ne pas préparer toutes ses fiches personnages avant de commencer l’écriture d’un roman !

Le CampNaNoWriMo, kesako ?

En avril aura lieu le CampNaNoWriMo. Kékécé ? C’est le même principe que le NaNoWriMo (Cékoiça ? Réponse dans cet article 😉 ), sauf que dans le CampNaNoWriMo, l’auteur choisit lui-même son objectif de volume d’écriture. Si mon défi au cours de mon premier NaNoWriMo était d’écrire directement au clavier, cette fois-ci je me lance un défi d’endurance et de régularité ; objectif : écrire 500 à 1 000 mots par jour, chaque jour.

Vous allez me dire que ce n’est pas un objectif très ambitieux. Mais écrire tous les jours est assez difficile pour moi en ce moment. En semaine, j’arrive surtout à écrire mes textes pour participer aux ateliers d’écriture du blog Bricabook. Mais je m’installe rarement les soirs de semaine devant mon écran pour faire avancer ce second roman. C’est surtout le week end que cette histoire progresse actuellement. D’où cet objectif : trouver un peu de temps chaque jour pour faire avancer ce roman et garder la main et le rythme d’écriture, et surtout le style et l’atmosphère de cette histoire.

Voilà donc ce qui m’attend pour tout le mois d’avril, puisque le CampNaNoWriMo commence aujourd’hui et se termine le 30 avril. Avec un objectif de 500 mots à 1 000 par jour, soit environ 2 à 5 pages environ, cela correspond à un objectif final de 15 000 à 30 000 mots écrits sur le mois. Si j’atteignais la tranche haute de 30 000 mots, ça représenterait quasiment autant que ce que j’ai déjà écrit pour ce second roman ! Beau défi donc 🙂

Allez zou, au travail !

Atelier d’écriture : Son ombre

Vous connaissez le blog Bricabook ? Son auteur, Leiloona, y anime un atelier d’écriture chaque semaine. Le titre de cet atelier ? « Une photo, quelques mots ». A partir d’une photo, elle invite à écrire.

Son atelier d’écriture n° 249 propose une photo du photographe Vincent Héquet.

Photographie de Vincent Héquet

© Vincent Héquet

Voici le texte que cette photo m’a inspiré.

Son ombre

Elle riait, tout le temps.

Elle dansait, souvent.

On disait d’elle qu’elle ne tenait pas en place. Je disais d’elle qu’elle était sautillante et pétillante.

Elle était toujours en train de proposer d’aller ici, de partir là-bas. « Où irons-nous ensuite ? » était sa question préférée.

Elle était comme ça dans la vie, elle était comme ça chez nous. A peine l’avais-je vu dans ce coin-ci de la maison que sa voix résonnait déjà ailleurs. J’étais toujours désarçonné par sa capacité à rebondir, à aller et venir, sans jamais s’essoufler, sans jamais être à court d’idées. Même quand elle dormait, je percevais son besoin de bouger.

On eut dit qu’elle volait, à traverser les pièces aussi vite. Ce que je connaissais le plus d’elle, c’était les empreintes qu’elle laissait là où elle était passée. Un effluve, un doigté, le léger déplacement d’un objet, un mot doux sous l’oreiller. Et son ombre, que je devinais furtivement, entre deux déplacements.

Je n’avais pas besoin de me demander où aller, il me suffisait de la suivre. Et quand j’étais fatigué, épuisé par le tournis qu’elle causait, je m’asseyais dans le canapé et la regardais en riant.

Je suis toujours assis, dans ce canapé, seul dans cette pièce . Autour, le silence. Plus de rires, plus d’effluve, plus de « Et si ? ».

Reste le souvenir de son ombre. J’arrive encore parfois à l’imaginer passer. Mais ce souvenir s’estompe, il traîne et s’efface. A-t-elle existé ? Son rire, ses envies, ses envolées étaient-ils vrais ?

Je reste assis, seul, en attendant qu’elle revienne. Elle ou son ombre.

Un petit texte en passant #1 : Hiver

Dehors, tout est blanc, tout est figé par le temps.
Pas celui qui passe, celui qui glace.
Celui qui vous saisit, qui vous transit.

Dehors, tout est blanc.
Seules les lumières des villages et des maisons se devinent et troublent ce paysage immaculé.
Petits points de lumière, petits points de vie.
Que s’y passe-t-il ? Nul ne sait. Peu importe.
La vie se poursuit, au loin, là-bas. Ici, tout près, la vie s’est figée.

Dehors, tout est blanc, tout est figé par le temps.

alley in winter landscape covered with snow - Fotolia