Retour de salon : le Salon du Livre Paris 2018

Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de vous faire un retour de salon du livre.

J’ai donc passé la journée de samedi dernier au Salon du Livre de Paris. J’ai occupé ma journée à la fois avec des activités de lectrice, mais aussi avec mes activités d’auteure.

En tant que lectrice, j’avais prévu 2 séances de dédicace.

D’abord, celle d’Amélie Antoine et Solène Bakowski, pour leur diptique Avec elle et Sans elle. L’histoire de 2 jumelles. Le premier chapitre est commun aux 2 romans, la suite diverge selon que les jumelles vont avancer ensemble ou non dans la vie. Ce fut un plaisir de croiser à nouveau Amélie Antoine en dédicace, et l’occasion de découvrir Solène Bakowski dont ce sera ma première lecture.

SDL Paris 2018 - Avec elle - Sans elle

En début d’année, j’ai lu (dévoré serait un mot plus adapté) la saison 1 de Sauveur & Fils 🙂 L’auteure de cette série, Marie-Aude Murail, était en dédicace sur le stand de l’Ecole des Loisirs en début d’après-midi. L’occasion de faire dédicacer la suite de Sauveur & Fils, ainsi que 3 000 façons de dire je t’aime et de rencontrer pour la première cette auteure à la bibliographie impressionnante. Rencontre courte (en raison de l’immense file d’attente qui me suivait) mais sympathique.

SDL Paris 2018 - Romans MA Murail

J’ai également profité du salon pour refaire un tour sur le stand des éditeurs d’Auvergne-Rhône-Alpes, où se trouvaient les éditions Amaterra et les éditions Balivernes. 2 maisons d’édition orientées jeunesse que j’aime beaucoup, pour la diversité et l’ouverture sur le monde de leur titre et la beauté des illustrations de leurs albums. J’ai trouvé de beaux albums à offrir à 4 petits lecteurs.

SDL Paris 2018 - Albums jeunesse

 

Du côté de mes activités d’auteur, j’ai passé, comme l’an dernier, un bon moment sur le stand de Librinova, la plate-forme d’autoédition avec laquelle j’ai publié mon premier roman. L’équipe organisait un speed meeting entre auteurs. Découvertes d’autres auteurs Librinova, échanges sur les différentes stratégies de promotion des livres, pouvoir mettre un visage sur certains noms croisés depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux, le tout dans une ambiance très sympathique.

J’ai -enfin- pu croiser dans le monde réel une sympathique blogueuse, qui vit également en Picardie : Aurélie, du blog Des Livres et Moi. Quelques minutes d’échanges, notamment sur son activité pendant le salon ou les auteurs qu’elle m’a permis de découvrir 🙂

Le hasard m’a également permsi d’exploiter la (longue) attente pour la dédicace de Marie-Aude Murail. J’ai sympathisé et beaucoup discuté avec mes 3 voisines « de patience » (après 25 minutes d’attente avant l’heure officielle de la séance, et pendant les 45 minutes suivantes pour attendre son tour, il y a largement le temps d’entamer la conversation). Après échanges sur les lectures, les auteurs respectivement déjà vus en dédicace, et autres sujets, j’en ai profité pour leur parler du Mystère des Ghénas, puisqu’elles lisaient notamment du roman adolescent. Une distribution de marque-pages plus tard, je me suis fait la remarque que sans stand, j’avais tout de même réussi à partir à la rencontre des lecteurs 😉

Une édition 2018 pour moi assez riche pour ce salon. Rendez-vous l’an prochain à Paris, et dans bien d’autres salons ailleurs d’ici là 🙂

Atelier d’écriture : Une catastrophe monumentale

Première participation de l’année 2018 aux ateliers d’écriture du blog Bricabook ! Moi qui concentre mes rares moments d’écriture sur 2 romans en cours, je n’ai pas trouvé le temps et l’inspiration pour les 2 premiers ateliers de 2018. Mais la photo de la semaine a tout de suite fait germer une petite idée, qui s’est vite développée et un texte qui s’est écrit très vite.

Photo de l'atelier d'écriture 291 du blog Bricabook

© Leiloona

Leiloona a introduit une nouveauté à ses ateliers d’écriture. Parfois elle indique une consigne. Ici on pouvait lire un « amusez-vous » qui m’a inspiré le texte suivant. Bonne lecture 🙂

Une catastrophe monumentale

Certains verraient sans doute dans cet évènement un drame de la désertification rurale, d’autres l’effet de l’individualisme de notre société contemporaine. Les trois anciens en parleront, eux, comme de la catastrophe la plus terrible de toute l’histoire du village.

L’école, fermée, les narguait sur cette jolie place ensoleillée. La vieille mercerie et sa sympathique patronne, sur laquelle ils avaient toujours pu compter pour les aider dans les situations les plus délicates, avait baissé le rideau. Même le vieux menuisier, le père Dulabeur, avait décidé de partir et ce, au moment le plus crucial pour la survie du village.

Nulle part, aucune jeune fille ou jeune homme pratiquant les travaux d’aiguilles ; aucun bricoleur du dimanche prêt à laisser utiliser son matériel ; aucun enfant qui aurait pu sortir fièrement sa trousse d’école et les dépanner.

Lucien et René, les plus philosophes, pensaient qu’il fallait laisser la scène telle qu’elle, afin que tous puissent se souvenir de l’importance de cette journée pour le village. Mais le vieux Fernand, lui, était effondré sur son bout de banc. Comment allait-il pouvoir supporter cette situation, cette catastrophe monumentale ?

Non, en plein mois d’août, plus aucune règle, plus aucune mètre ruban ou pliant, plus aucune équerre ne peuplait le village.

Comment sauraient-ils laquelle des deux boules, celle de Fernand ou celle de Lucien, était la plus proche et procurerait la victoire finale à son propriétaire ?

Un petit texte en passant #2 : Le Joyeux Noël d’un auteur

Jouer avec les mots,

Oser des tournures audacieuses,

Y trouver l’expression de l’âme ;

Etre l’observateur de son temps,

Utiliser l’écriture pour transmettre,

Xérographe des tourments humains.

 

Nouer des liens entre les idées,

Oublier que les mots ont parfois peu de pouvoir ;

Ecrire pour donner corps à ses désirs,

Libérer son esprit et rêver des mondes à construire.

 

 

Joyeux Noël à tous 🙂

Sapin de Noël avec cadeaux près d'une cheminée

Atelier d’écriture : Un trésor inestimable

Pour le dernier atelier d’écriture de l’année 2017 organisé sur le blog Bricabook, Leiloona nous a gâté.

Photo grimoire - @Leiloona© Leiloona

Cette photo inspirante a fait naître le texte suivant. Bonne lecture 🙂

Un trésor inestimable

Il trébucha sur la dernière marche de l’escalier et entra dans l’immense salle par un roulé-boulé totalement inapproprié à la majesté des lieux.

Il se releva et posa immédiatement les yeux sur une stèle de pierre située au centre de la pièce. Au sommet était posée ce pourquoi il avait déambulé dans ce labyrinthe pendant des heures : un grimoire.

Ainsi, les légendes ancestrales disaient vrai, ce temple oublié cachait en son sein un trésor. Les légendes racontaient également que seul un esprit ouvert et au coeur pur pourrait en déchiffrer le contenu et découvrir son secret.

Il s’approcha lentement de la stèle. Une fois près du livre, il souffla dessus pour évacuer l’épaisse couche de poussière qui couvrait l’ancien grimoire. Il n’osait pas le toucher. Il redoutait ce qui allait se passer, mais sa voix intérieure lui rappela qu’il n’avait pas fait tout ce chemin ni affonté toutes ces épreuves pour ne pas aller jusqu’au bout.

Il inspira à fond et ouvrit le grimoire. Les pages étaient couvertes de symboles qu’il n’avait jamais vu, aux drôles de forme. Des pleins ; des déliés ; des arrondis, certains se terminant par une petite tige orientée vers le haut ou vers le bas. Ces symboles étaient parfois groupés mais pouvaient être également placés seuls entre deux groupes de symboles.

Il s’émerveillait de ce qu’il voyait. Il ne savait pas ce que c’était mais était fasciné par une telle pureté et une telle beauté. Se passa alors une chose étrange. Des voix caverneuses et intimidantes résonnèrent dans l’immense salle. Venues d’on ne sait où, elles semblaient attendre là de pouvoir déclamer leur message.

  • Toi qui es arrivé jusqu’à nous, tu nous entends car ton coeur est pur et ton esprit veut comprendre et découvrir.
  • Qui êtes-vous ? demanda-t-il.
  • Tu n’as pas besoin de le savoir. Tu as seulement besoin d’apprendre.
  • D’apprendre quoi ?
  •  La Lecture.

A ces mots, le grimoire se mit à rayonner et cette lumière le pénétra. Il se laissa envahir par une sensation inconnue, qui le poussait à tourner frénétiquement les pages. Il comprenait ce que signifaient ces symboles. Bientôt, il sut prononcer les mots correspondants à ces lettres et se dessinèrent devant lui de multiples scènes, partout dans cette immense salle. Là, des combats de mousquetaires ; les lettres d’une mère à son fils ; neuf compagnons en route pour la Montagne Solitaire. Ici, des enfants jouant des tours pendables à leurs parents ; un amant éploré se donnant la mort devant le corps sans vie de sa bien-aimée.

Le grimoire scintilla puissamment et apparut soudainement une porte, menant vers un autre univers. L’explorateur referma le grimoire, le serra fermement contre lui et se dirigea vers cette porte qu’il franchit sans hésitation. Avec la Lecture, il savait maintenant qu’il partait à la découverte du Monde et que sa vie en serait à jamais changée.

Atelier d’écriture : Le retour à l’essentiel

Une nouvelle photo sur le thème de la nature nous a été proposé cette semaine par le blog Bricabook, pour ce nouvel atelier d’écriture.

Serre, de Emma Jane Brown

© Emma Jane Brown

Voici le texte que cette photographie m’a inspiré. Bonne lecture 🙂

Le retour à l’essentiel

Nettoyer les pots, les laisser sécher au soleil. Les peindre aux couleurs qui nous inspirent ou nous ravissent.

Plonger les mains dans la terre, humer ses odeurs boisées, parfois humides.

Tailler les arbres, ôter les fleurs fânées des arbustes colorés, parler aux demoiselles à pétales pour leur dire à quel point on les aime et combien nous les trouvons belles.

Faire sécher des graines et des noyaux. En prendre soin. Les placer bien au chaud dans du coton ou du terreau, les faire germer. Les regarder grandir chaque jour, attendre avec impatience le moment de les mettre en terre, puis de les voir s’épanouir et peut-être nous nourrir.

Se dire à chaque fois que l’on participe à un accomplissement millénaire, d’une beauté simple mais tellement bienfaisante. Inspirer à fond, s’imprégner de ces gestes, de ces odeurs, de ces couleurs et de cette nature en devenir. Ne plus se préoccuper du superflu, savoir simplement se contenter de la puissance de Dame Nature, y puiser force et sérénité. Retourner à l’essentiel.