Atelier d’écriture : Une catastrophe monumentale

Première participation de l’année 2018 aux ateliers d’écriture du blog Bricabook ! Moi qui concentre mes rares moments d’écriture sur 2 romans en cours, je n’ai pas trouvé le temps et l’inspiration pour les 2 premiers ateliers de 2018. Mais la photo de la semaine a tout de suite fait germer une petite idée, qui s’est vite développée et un texte qui s’est écrit très vite.

Photo de l'atelier d'écriture 291 du blog Bricabook

© Leiloona

Leiloona a introduit une nouveauté à ses ateliers d’écriture. Parfois elle indique une consigne. Ici on pouvait lire un « amusez-vous » qui m’a inspiré le texte suivant. Bonne lecture 🙂

Une catastrophe monumentale

Certains verraient sans doute dans cet évènement un drame de la désertification rurale, d’autres l’effet de l’individualisme de notre société contemporaine. Les trois anciens en parleront, eux, comme de la catastrophe la plus terrible de toute l’histoire du village.

L’école, fermée, les narguait sur cette jolie place ensoleillée. La vieille mercerie et sa sympathique patronne, sur laquelle ils avaient toujours pu compter pour les aider dans les situations les plus délicates, avait baissé le rideau. Même le vieux menuisier, le père Dulabeur, avait décidé de partir et ce, au moment le plus crucial pour la survie du village.

Nulle part, aucune jeune fille ou jeune homme pratiquant les travaux d’aiguilles ; aucun bricoleur du dimanche prêt à laisser utiliser son matériel ; aucun enfant qui aurait pu sortir fièrement sa trousse d’école et les dépanner.

Lucien et René, les plus philosophes, pensaient qu’il fallait laisser la scène telle qu’elle, afin que tous puissent se souvenir de l’importance de cette journée pour le village. Mais le vieux Fernand, lui, était effondré sur son bout de banc. Comment allait-il pouvoir supporter cette situation, cette catastrophe monumentale ?

Non, en plein mois d’août, plus aucune règle, plus aucune mètre ruban ou pliant, plus aucune équerre ne peuplait le village.

Comment sauraient-ils laquelle des deux boules, celle de Fernand ou celle de Lucien, était la plus proche et procurerait la victoire finale à son propriétaire ?

Un petit texte en passant #2 : Le Joyeux Noël d’un auteur

Jouer avec les mots,

Oser des tournures audacieuses,

Y trouver l’expression de l’âme ;

Etre l’observateur de son temps,

Utiliser l’écriture pour transmettre,

Xérographe des tourments humains.

 

Nouer des liens entre les idées,

Oublier que les mots ont parfois peu de pouvoir ;

Ecrire pour donner corps à ses désirs,

Libérer son esprit et rêver des mondes à construire.

 

 

Joyeux Noël à tous 🙂

Sapin de Noël avec cadeaux près d'une cheminée

Atelier d’écriture : Un trésor inestimable

Pour le dernier atelier d’écriture de l’année 2017 organisé sur le blog Bricabook, Leiloona nous a gâté.

Photo grimoire - @Leiloona© Leiloona

Cette photo inspirante a fait naître le texte suivant. Bonne lecture 🙂

Un trésor inestimable

Il trébucha sur la dernière marche de l’escalier et entra dans l’immense salle par un roulé-boulé totalement inapproprié à la majesté des lieux.

Il se releva et posa immédiatement les yeux sur une stèle de pierre située au centre de la pièce. Au sommet était posée ce pourquoi il avait déambulé dans ce labyrinthe pendant des heures : un grimoire.

Ainsi, les légendes ancestrales disaient vrai, ce temple oublié cachait en son sein un trésor. Les légendes racontaient également que seul un esprit ouvert et au coeur pur pourrait en déchiffrer le contenu et découvrir son secret.

Il s’approcha lentement de la stèle. Une fois près du livre, il souffla dessus pour évacuer l’épaisse couche de poussière qui couvrait l’ancien grimoire. Il n’osait pas le toucher. Il redoutait ce qui allait se passer, mais sa voix intérieure lui rappela qu’il n’avait pas fait tout ce chemin ni affonté toutes ces épreuves pour ne pas aller jusqu’au bout.

Il inspira à fond et ouvrit le grimoire. Les pages étaient couvertes de symboles qu’il n’avait jamais vu, aux drôles de forme. Des pleins ; des déliés ; des arrondis, certains se terminant par une petite tige orientée vers le haut ou vers le bas. Ces symboles étaient parfois groupés mais pouvaient être également placés seuls entre deux groupes de symboles.

Il s’émerveillait de ce qu’il voyait. Il ne savait pas ce que c’était mais était fasciné par une telle pureté et une telle beauté. Se passa alors une chose étrange. Des voix caverneuses et intimidantes résonnèrent dans l’immense salle. Venues d’on ne sait où, elles semblaient attendre là de pouvoir déclamer leur message.

  • Toi qui es arrivé jusqu’à nous, tu nous entends car ton coeur est pur et ton esprit veut comprendre et découvrir.
  • Qui êtes-vous ? demanda-t-il.
  • Tu n’as pas besoin de le savoir. Tu as seulement besoin d’apprendre.
  • D’apprendre quoi ?
  •  La Lecture.

A ces mots, le grimoire se mit à rayonner et cette lumière le pénétra. Il se laissa envahir par une sensation inconnue, qui le poussait à tourner frénétiquement les pages. Il comprenait ce que signifaient ces symboles. Bientôt, il sut prononcer les mots correspondants à ces lettres et se dessinèrent devant lui de multiples scènes, partout dans cette immense salle. Là, des combats de mousquetaires ; les lettres d’une mère à son fils ; neuf compagnons en route pour la Montagne Solitaire. Ici, des enfants jouant des tours pendables à leurs parents ; un amant éploré se donnant la mort devant le corps sans vie de sa bien-aimée.

Le grimoire scintilla puissamment et apparut soudainement une porte, menant vers un autre univers. L’explorateur referma le grimoire, le serra fermement contre lui et se dirigea vers cette porte qu’il franchit sans hésitation. Avec la Lecture, il savait maintenant qu’il partait à la découverte du Monde et que sa vie en serait à jamais changée.

Atelier d’écriture : Le retour à l’essentiel

Une nouvelle photo sur le thème de la nature nous a été proposé cette semaine par le blog Bricabook, pour ce nouvel atelier d’écriture.

Serre, de Emma Jane Brown

© Emma Jane Brown

Voici le texte que cette photographie m’a inspiré. Bonne lecture 🙂

Le retour à l’essentiel

Nettoyer les pots, les laisser sécher au soleil. Les peindre aux couleurs qui nous inspirent ou nous ravissent.

Plonger les mains dans la terre, humer ses odeurs boisées, parfois humides.

Tailler les arbres, ôter les fleurs fânées des arbustes colorés, parler aux demoiselles à pétales pour leur dire à quel point on les aime et combien nous les trouvons belles.

Faire sécher des graines et des noyaux. En prendre soin. Les placer bien au chaud dans du coton ou du terreau, les faire germer. Les regarder grandir chaque jour, attendre avec impatience le moment de les mettre en terre, puis de les voir s’épanouir et peut-être nous nourrir.

Se dire à chaque fois que l’on participe à un accomplissement millénaire, d’une beauté simple mais tellement bienfaisante. Inspirer à fond, s’imprégner de ces gestes, de ces odeurs, de ces couleurs et de cette nature en devenir. Ne plus se préoccuper du superflu, savoir simplement se contenter de la puissance de Dame Nature, y puiser force et sérénité. Retourner à l’essentiel.

 

 

Premier anniversaire de la publication du Mystère des Ghénas

Ces jours-ci, je fête le premier anniversaire de la publication de mon roman, Le Mystère des Ghénas ! Je dis ces jours-ci car 2 dates ont marqué cette publication. Le 18 novembre est la date officielle de publication du Mystère des Ghénas. Et c’est à partir du 21 ou 22 novembre que le livre a été disponible sur l’ensemble des librairies en ligne.

Quel bilan de cette première année de publication ?

Un an déjà ! Je n’ai pas vu le temps passer. Et ça, c’est grâce à vous, amis lecteurs. Vos retours – soit par les commentaires laissés sur les librairies en ligne, soit par échange direct – sont précieux pour mes écrits en cours ou à venir, mais font également très plaisirs.

Il y aussi eu les premiers retours des blogueurs littéraires. Ces lecteurs assidus ont l’habitude de découvrir tous types de texte et de lire des auteurs confirmés et réputés. Certains reconnaissent aux auteurs autoédités la même place qu’aux auteurs édités de manière classiques et leur consacrent lectures et chroniques. Je profite d’ailleurs de cet article pour les remercier de leur soutien aux auteurs autoédités de manière générale. Pour en revenir à mon roman, leurs avis furent très enrichissants également. Leurs chroniques permettent de comprendre ce qui a plu dans le style, dans le déroulé et la construction de l’histoire. Pour l’auteur, c’est toujours constructif de savoir ce qui est positif dans sa façon de travailler, et d’identifier ce qui doit être amélioré.

Tous ces avis – de lecteurs ou de blogueurs – montrent que l’histoire d’Azur et d’Oraé, qui sort un peu des sentiers battus, plait et emporte les lecteurs. Et vous ne pouvez pas savoir à quel point cela fait plaisir. J’ai commencé cette histoire comme un conte, centré sur les problèmes de communication, sur le rejet des autres et la façon de s’ouvrir à eux. Je connaissais tous les messages que j’avais envie de faire passer. Je savais quelle ambiance donner à ce récit. Une atmosphère douce, loin des tumultes de nos environnements contemporains, une atmosphère sans coups, sans brutalité, sans explosion ; une atmosphère appaisante, proche de la nature, le tout porté par l’oeil curieux, légèrement candide et toujours joyeux d’Azur, l’héroïne du Mystère des Ghénas. Cette ambiance se traduit dans tout le récit, donnant au Mystère des Ghénas un aspect « hors du temps » que beaucoup de lecteurs ont remarqué et apprécié. Cette absence temporelle était voulue. Les problèmes de communication ont toujours été un sujet majeur dans l’histoire des relations entre les Hommes, et le resteront. De nombreux récits historiques ou de nombreuses fictions nous le rappellent tous les jours. Le Mystère des Ghénas en est un récit supplémentaire. Etre « hors du temps » lui donne une dimension à part.

Et après ?

Faire le premier bilan de la publication de ce premier roman amène à s’interroger sur la suite.

En tant qu’auteur, c’est poursuivre mon cheminement dans roman n°2, le terminer et le publier. En espérant continuer à donner à ce nouveau roman et aux suivants une dimension à part. En espérant continuer à emmener le lecteur vers d’autres ailleurs, vers d’autres questionnements et émerveillements 🙂

Et pour le Mystère des Ghénas, c’est bien entendu poursuivre le cheminement vers les lecteurs. Continuer de faire découvrir cette histoire, et d’échanger avec les lecteurs. Et ve ir vous raconter l’an prochain comment s’est passée la seconde année de publication 😉

Bon anniversaire, le Mystère des Ghénas !