Done année, bonne année

Done. 2018 est terminée depuis quelques heures, l’heure d’en faire le bilan.

Mes activités d’auteur n’ont pas été mises en berne, même si j’ai été moins bavarde sur ce blog pendant le courant de cette année. Mais l’écriture de roman n°2 a pris beaucoup plus de temps que prévu. D’une part, parce que ce second roman est beaucoup plus important que le premier, en nombre de pages et en recherche ou vérification d’éléments à insérer dans l’histoire. D’autre part, parce que je me suis investie dans un nouveau projet professionnel (dont je vous parlerai sans doute d’ici peu), mais aussi parce je me suis également beaucoup consacrée à mon nouveau chez moi 🙂 Difficile d’écrire pendant que je jardine ou que je fais des confitures ! Par contre, ces travaux plus longs, qui occupent les mains mais laissent l’esprit vagabonder, m’ont pourtant permis d’avancer dans mes travaux d’écriture. Ces longues heures de travail manuel sont toujours l’occasion de repenser à la façon dont l’histoire se construit, à certains détails ou actions des personnages ; c’est aussi une façon de réfléchir de manière plus reposée aux soucis de l’écriture : comment résoudre tel passage difficile, comment amener tel personnage dans la bonne situation pour la suite de l’histoire, comment régler telle incohérence. Bref, même quand je n’avançais pas sur l’écriture et les corrections de roman n°2, j’y travaillais tout de même un peu.

2018 a également vu les premières pages de roman n°3 s’écrire 🙂

Maintenant que nous avons tourné la page de 2018, il est temps de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2019. Qu’elle vous apporte bonheur et santé, de belles découvertes culturelles et notamment de belles lectures.

Que pourrais-je me souhaiter pour 2019 ?

Normalement, roman n°2 sera définitivement terminé pour le début du printemps. Aujourd’hui, il est en phase de découverte auprès de mes bêta lecteurs préférés. Pendant ce temps, je peaufine la troisième version et termine de travailler les passages moins aboutis. Je pourrai donc vous en reparler bientôt 😉

Roman n°3, qui sera beaucoup plus court que n°2, semble s’écrire plus facilement. Il nécessitera beaucoup de travaux de recherche sur les éléments de la vie quotidienne de son époque. Mais il pourrait aller beaucoup plus vite à écrire. Je me prends même à espérer que je pourrais presque publier 2 romans en 2019. Sacré défi, tout de même réaliste même si la probabilité de réalisation est pour l’instant infime.

J’espère également reprendre un rythme régulier de participation aux ateliers d’écriture du blog Bricabook. De quoi aiguiser ma plume et m’amuser sur d’autres textes et thématiques.

Encore une fois, belle année à vous, amis lecteurs 🙂

Mais t’es pas là, mais t’es où ?

C’est la question que vous pourriez me poser, vous qui fréquentez ce blog, après ma dernière publication qui remonte déjà à plusieurs mois. Je pourrais presque me la poser moi-même, tellement le temps passe vite.

Côté perso, j’ai été très occupée avec les effets de mon déménagement. Tout ranger et aménager prend du temps, vous le savez certainement ; surtout quand le nouveau logement offre également un jardin qui procure de belles et saines occupations. J’ai passé l’été à ranger et aménager mon potager, et à profiter de ses premiers bienfaits, notamment des fruits que j’ai pu récolter tout l’été. La cuisine a embaumé de la bonne odeur de confitures de fruits rouges en juillet et depuis début septembre, c’est la compote de pommes qui a pris le relais.

Corrections et confiture

Mais je n’ai pas fait que ranger, jardiner ou cuisiner depuis 4 mois. J’ai aussi consacré du temps aux corrections de roman n°2. Elles ont bien avancé, cependant un peu trop doucement à mon goût. Courant août, mon manuscrit s’est retrouvé agrémenté de corrections de coquilles, de quelques flèches pour inverser des paragraphes ou d’autres plus nombreuses introduire un complément rédigé au verso du manuscrit.

J’ai aussi essayé de traiter le plus de notes de bas de pages possibles. Eh oui, j’ai l’habitude, pendant que j’écris de me laisser des notes de bas de pages. Que contiennent-elles ? Des interrogations sur ce que j’ai écrit (cette situation est-elle vraisemblable ? Ce que je fais dire à un personnage est-il en accord avec les chapitres précédents ?) ; des points  d’Histoire, juridiques, scientifiques à vérifier ; des idées farfelues à creuser.

Pas encore de rayures cisaillant un paragraphe entier, mais quelques mots qui disparaissent parce qu’ils sont de trop, ou qui sont remplacés au profit d’un synonyme plus adapté.

Toutes ces corrections apportées à la version papier, doivent maintenant être reportées dans le tapuscrit. Je suis maintenant dans la (très) longue phase de correction du fichier de roman n°2. Je dois notamment traiter les concordances de temps et repasser au présent de nombreux passages. Ce deuxième roman est en effet écrit au présent, l’histoire n’avançant que par le point de vue et le rythme des découvertes du personnage principal. L’écrire au passé aurait sans doute conduit à introduire des réflexions d’aujourd’hui sur ce qui lui est arrivé auparavant, et je souhaitais conserver dans l’écriture de cette histoire toute la candeur et la spontanéité des émotions du héros. Le choix du présent s’est donc imposé. Mais parfois emportée dans mes habitudes d’écritures, j’ai écrit au passé de nombreux passages que je dois désormais écrire « dans le bon temps ». Tout ce travail, nécessaire à une bonne cohérence de l’histoire, a tout de même eu raison de ma patience il y a quelques semaines. Je soufflais rien qu’en voyant le nombre de pages restant à travailler 😦 J’ai même commencé à développer de nombreux passages de roman n°3 pour m’aérer l’esprit. Cela a été bénéfique car depuis plusieurs jours, me revoici attelée à roman n°2 et à ses modifications.

A ce jour, plus de la moitié du tapuscrit a été corrigée. J’espère finir rapidement (d’ici 2 semaines), pour enfin l’adresser à mes bêta lecteurs 🙂

 

Ca déménage !

Voilà un petit billet où je vais vous raconter un peu ma vie – un tout petit peu, rassurez-vous 😉

Ce titre, « Ca déménage », est à prendre au sens propre. Je viens donc de déménager. J’ai quitté un appartement pour une maison. Il y a un peu plus de place, les pièces sont moins étroites et offrent un peu plus de possibilité d’aménagement. J’avais auparavant un petit coin réservé dans le séjour, symbolisé par un petit meuble informatique sur lequel les papiers encombraient un peu trop la place et je me retrouvais à poser mon ordinateur un peu partout ailleurs ! Me voilà donc avec un vrai bureau pour travailler et y poser l’instrument de mes recopies et de mes travaux de relecture et de correction.

Nouveau bureau d'Amélie Haurhay

D’ailleurs, il se pourrait que ces mêmes travaux de recopies reprennent dans les prochains jours, car je termine actuellement -enfin !- l’écriture de roman n°2. Encore quelques pages d’écriture manuscrites et je pourrai enfin pousser un grand « ouf » de satisfaction, avant d’entamer, dans ma nouvelle antre, les aménagements et compléments nécessaires à cette nouvelle histoire.

D’ailleurs, je sens que l’inspiration m’appelle. Je retourne à mes cahiers 😉

 

Le coup de la panne

Je sors peu à peu de la panne d’écriture que j’ai traversé en septembre et octobre.

Certes, je n’ai pas forcément l’habitude d’écrire vraiment tous les jours. Pendant l’écriture du Mystère des Ghénas, il s’est parfois passé 1, 2 ou 3 semaines sans que le récit n’avance d’un seul mot. Mais pendant ces périodes sans écriture, l’histoire continuait d’infuser, d’autres petits textes émergeaient par ailleurs et des idées pour l’histoire en cours ou d’autres à venir faisaient irruption ici et là. Depuis mes premiers moments d’écriture, c’est la première fois que ni l’envie d’écrire, ni les petites idées créatrices ne se bousculaient.

Le coup de la panne

Il a fait mal, ce coup de la panne. Je ne l’ai pas vu arriver. Et je l’ai pris en pleine tête. L’auteur que je suis s’est retrouvé un peu sonné. Sonné d’abord de se rendre compte que rien ne venait, un crayon à la main. Puis, sonné de ne plus percevoir les rouages de l’imagination se remettre en marche. Je ne savais pas comment m’en relever. Je commençais des débuts de texte pour l’atelier d’écriture du blog Bricabook, que j’abandonnais après 3 ou 4 malheureuses petites phrases. Et puis, il y a 2 semaines, un déclic s’est produit en écrivant pour un atelier d’écriture. Mon esprit s’est redirigé vers les personnages de roman n°2, ainsi que vers roman n°3 dont l’idée germe depuis plusieurs mois. Maintenant, reste à rediriger mes doigts vers le crayon ou le clavier.

Ouf, il semblerait que cette panne d’écriture soit en passe d’être réparée.

Le coût de la panne

Moi qui m’étais fixé la fin de l’été pour terminer la version 1 de roman n°2, je suis loin du compte. 2 mois sans rien écrire, voilà qui ne va pas arranger ma progression.

Je ne rattraperai jamais ce qui n’a pas été fait au cours des dernières semaines. Pour me remettre dans le rythme d’écriture, je pense me lancer de nouveau dans le NaNoWriMo, qui commence aujourd’hui 1er novembre. (Vous ne savez pas ce qu’est le NaNoWriMo ? Je vous en parlais ici l’an dernier 😉 ). Mais je ne sais pas encore comment je vais le dérouler. Puisque le principe est d’écrire 50 000 mots en un mois, j’ai envie de remplir (enfin, tenter de remplir !) cet objectif numérique avec plusieurs textes différents, histoire de me remettre dans un rythme d’écriture régulier et intense. Pourquoi naviguer sur plusieurs textes ? Parce que je ne veux pas pour le moment bloquer mes envies d’écriture sur des textes qui seraient un peu trop récalcitrants. L’idée est tout de même de reprendre roman n°2, mais si l’inspiration vient pour d’autres histoires déjà imaginées ou à venir (pourquoi pas ?), je ne m’en détournerai pas.

Le cou de la panne

Pendant cette période de panne, j’ai eu 2 torticolis. Quel rapport avec la panne d’écriture, me direz-vous ? Aucun (encore que…). Mais cette confession me permettait d’ajouter un nouveau jeu de mots 😉

 

L’angoisse de la page… remplie

Vous l’avez vu et lu dans de précédents billets, j’avance (bien) dans l’écriture de mon second roman. Enfin, j’avance. Je ne sais pas dire si « j’avance bien ». J’ai passé il y a quelques jours le cap des 300 pages écrites dans la première version ! En soi, il s’agit d’un sacré évènement, qui me motive à poursuivre. Et pourtant je suis loin d’avoir terminé ce roman. Je traite les derniers chapitres mais qui seront sans doute les plus denses. Et plus j’avance dans les différentes étapes et scènes du plan de l’histoire, plus j’imagine de détails. Et ces détails prennent du temps. Et de la place, beaucoup de place : des caractères ; des mots ; des paragraphes ; des pages.

Actuellement, le nombre de pages de ce second roman augmente régulièrement. Il y a sans doute quelques répétitions qui, à la première relecture, disparaîtront. Certaines phrases seront raccourcies, des synonymes plus ou moins courts viendront s’intercaler et modifier progressivement le nombre total de pages. Toujours est-il que, même avec ces futurs aménagements issus des relectures, ce second roman pourrait très bien dépasser les 400 pages ! Mon premier ne faisait que 177 pages !

Voilà donc que survient l’angoisse. L’angoisse de ne pas terminer la première version dans le délai que je me suis imparti (voir l’un de mes précédents billets : Quand il ne se passe rien c’est qu’il se passe quelque chose #2). L’angoisse de me retrouver entraînée dans une histoire trop longue. L’angoisse de ne jamais atteindre le mot ultime de cette histoire. Bref, alors que je ne suis pas en panne d’écriture, je suis tout de même angoissée ! Il faut dire aussi, cher lecteur, que je suis d’un naturel assez… inquiet. Alors, dans une telle situation, je ne vois pas que je progresse, je ne vois que le nombre de pages augmenter sans avoir l’impression que cela m’ammène vers le dénouement de cette histoire. Etrange, n’est-ce pas ?

Plus je maltraite mon clavier à taper frénétiquement les nouveaux développements et rebondissements de cette deuxième histoire, plus mon écran me maltraite en m’affichant le nombre de pages, alors que je progresse lentement sur l’échelle de mon plan !

Vous allez me dire : Que serait un auteur, un créatif, sans tourment ? Eh bien, je crois que je viens d’en créer un nouveau : l’angoisse de l’avancement qui piétine dans le travail.

Allez, je m’en retourne à mon manuscrit, pour tenter de lutter contre cette angoisse. A suivre…