Pourquoi il n’y aura pas de suite à Julia et Mrs Carpenter

Une lectrice m’a dit récemment : “J’aimerais bien qu’il y ait une suite à Julia et Mrs Carpenter, pour savoir ce que deviennent les personnages.” J’apprécie toujours beaucoup ce type de retours de la part des lecteurs. Ils signifient que vous avez apprécié mes personnages, et que vous vous êtes attachés à eux. Mais il n’y aura pas de suite à Julia et Mrs Carpenter. Voici pourquoi…

Vos retours sur mes deux héroïnes

Les personnages de mon roman Julia et Mrs Carpenter sont attachants. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est vous 🙂 Cette remarque revient très souvent dans les différents commentaires laissés sur les différentes librairies en lignes, ou dans les retours que vous me faites en direct.

On s’attache très vite à Julia et Mrs Carpenter. On vit la souffrance de Julia, sa peur de s’attacher aux autres.

Marithé sur Amazon.com

Les personnages sont attachants et peuvent faire partie de nos proches. 

Martine sur Kobo.com

L’auteur a réussi à croquer des personnages émouvants.

Un client d’Amazon

On aimerait rencontrer Julia et Mrs Carpenter après avoir fini ce roman. On s’y attache page après page.

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On ne se lasse pas de découvrir les héroïnes si humaines et pourtant extraordinaires, on les accompagne et on attend leurs confidences, on est déçu de devoir les abandonner une fois la dernière page tournée.

Mathilde sur FNAC.com

 On est entraîné par le rythme des personnages qui deviennent vite attachants.

Dominique sur FNAC.com
Dame âgée lisant un livre et buvant du thé
Photo de cottonbro provenant de Pexels

Mon propre attachement à ces deux femmes

Julia, Mrs Carpenter, et tous les autres “habitants” de la ferme du Rossignol m’ont accompagné pendant plus de deux ans. Ce cheminement avec eux a été un très beau moment. C’est presque à regret que j’ai dû les quitter, et les laisser partir vous rencontrer.

Les personnages de Julia et Mrs Carpenter sont tous fictifs (je vous confiais d’ailleurs il y a quelques mois la façon dont je les avais imaginés 😉 ) Et pourtant, ils ont réellement vécu avec moi pendant toute la durée de l’écriture. J’avais l’impression de les connaître réellement. Parfois, je sentais que Julia et Mrs Carpenter regardaient par-dessus mon épaule pendant que j’écrivais, surveillant ce que je faisais de leur histoire, me soufflant même à l’oreille de temps en temps : “Il vaudrait mieux écrire différemment ce passage…” ou “Non, nous ne pourrions pas réellement dire ça.”

Même si j’ai un attachement pour tous les personnages de tous mes romans, je garde pour Julia, Mrs Carpenter et tous les autres membres de la ferme du Rossignol une tendresse particulière qui n’est pas prête de disparaître. Est-ce lié à l’atmosphère de l’histoire, très douce, cosy et bienveillante ? Je ne sais pas l’expliquer. Mais je garderai encore longtemps cette impression que ces deux femmes pourraient très bien réellement faire partie de ma vie.

Un choix d’écriture qui laisse la porte ouverte à l’imagination du lecteur

Vous allez certainement me dire : “Pourquoi ne pas écrire une suite, dans ce cas ?”.
Oui, pourquoi ne pas imaginer ces personnages partant vers un horizon lointain, tel Lucky Luke s’éloignant vers le soleil couchant, sans qu’on sache où il va ni quand nous le reverrons mais en se doutant qu’il reviendra.

Un roman trouve sa fin autrement. Il n’y a que dans les séries centrées autour d’un personnage qui vit une aventure différente dans chaque roman (ex : Hercule Poirot, Agatha Raisin, etc.) où l’on voit ce héros poursuivre sa vie, évoluer au fur et à mesure des aventures et expériences qu’il affronte.

Mais le roman d’une histoire (un one-shot comme on dit dans le milieu – personnellement, je préfère de loin l’expression “tome unique”, même si elle s’utilise surtout pour la fantasy ou la science-fiction, genres littéraires où les séries comportant un grand nombre de tomes sont pléthores) a une structure qui appelle la résolution de l’intrigue lorsqu’arrive sa fin. Dès que le lecteur ouvre le livre et commence sa lecture, il sait que l’histoire aura une fin à la dernière page. C’est une sorte de contrat passé entre l’auteur et le lecteur. Dans sa part du contrat, l’auteur a créé le contexte, les évènements et la narration qui permettent à l’histoire d’avoir une fin. Du coté du lecteur, la lecture d’un roman en un tome implique d’accepter qu’une fois le livre refermé, l’action du roman est terminée. Cela ne veut pas forcément dire qu’il ne pourrait plus rien arriver aux personnages ensuite. Mais ce “ensuite” ne fait pas partie de l’intrigue développée par l’auteur. Ce serait uniquement au lecteur de l’envisager.

Jeune femme lisant un livre près d'une fenêtre
Image par JULIO VICENTE de Pixabay

Ce contrat ne doit pas être rompu. Si l’auteur s’avisait de le rompre, en écrivant une suite qui n’a pas été prévue au départ, il risquerait de perdre en cohérence et en vraisemblance. Et le lecteur se retrouverait perdu lui aussi, et n’apprécierait finalement pas cette suite qu’il souhaitait découvrir.

Pour moi, la fin de Julia et Mrs Carpenter clôture ce que je voulais faire vivre aux personnages et surtout à mes deux héroïnes. Les évènements qu’elles traversent, leurs réactions et leur évolution au fil du roman correspondent exactement à ce qui était nécessaire pour elles. A la fin du roman, elles sont arrivées au point de leur vie qui leur permettra d’avancer autrement. Le mot FIN n’est qu’une porte ouverte vers une autre histoire, une autre vie. D’ailleurs, vous aurez peut-être remarqué qu’aucun de mes romans ne comprend ce mot FIN. Que ces personnages poursuivent ensuite leur chemin est une évidence.

Mais dans mon esprit, c’est maintenant à vous, amis lecteurs, de l’imaginer 😉

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